Carrabasse, Pierre

Biographie


Il adressa, le 3 mars 1831, au maire de Neuilly la lettre suivante : « […] Ayant appris indirectement que MM. les membres de la Commission des récompenses nationales avaient laissé à votre sagesse le choix du sujet qui avait le mieux mérité de la patrie dans la mémorable journée du 29 juillet dernier, [je] vous prie de lui permettre de rappeler à votre justice les titres que ses propres concitoyens lui ont reconnus et proclamés dans une des dernières séances que vous avez présidée. Dans les journées des 27 et 28, il a fait son devoir comme tous les bons Français, dans la capitale, où il s’est trouvé à côté de MM. les députés Laffitte, Méchin et autres, et voyant l’armée royale en retraite le 29, il s’est transporté aux Ternes, persuadé que là encore il pourrait être utile A cet effet, il s’est empressé de rallier tous les citoyens, en les appelant aux armes ; il a battu le tambour dans tout le quartier, acheté des munitions pour ceux qui en manquaient, dirigé des patrouilles sur les points les plus importants et n’a quitté les armes que lorsqu’il n’y avait plus de danger à courir. Le réclamant ose espérer que ces titres qui ont déjà reçu devant vous le témoignage le plus authentique suffiront pour faire apprécier son dévouement à la chose publique ainsi que les droits qu’il peut avoir à une récompense dont tout ancien militaire est glorieux de pouvoir décorer sa poitrine après l’avoir montrée à l’ennemi de son pays. » Le 5 mars suivant, le maire de Neuilly faisait parvenir la lettre de Carrabasse à Commission des récompenses nationales avec le commentaire suivant : « J’ai l’honneur de vous faire passer ci-joint un mémoire qui vient de m’être adressé par le sieur Carrabasse fils, en vous assurant que ce qu’il déclare avoir fait aux Ternes le 29 juillet dernier m’a été attesté bien des fois par les officiers de la garde nationale et beaucoup d’autres personnes des Ternes ; ça vous a été aussi attesté par les officiers et gardes nationaux qui se sont trouvés réunis lorsque vous êtes venu avec M. Rollet il y a une quinzaine de jours à la mairie de Neuilly. C’est ce même Carrabasse qui paraissait commander le poste dans la nuit du 29 au 30 juillet. Vous vous rappellerez comme moi qu’on l’accuse de s’être pris de vin et d’avoir pour cela été la cause que quelques personnes préféraient rester hors du poste plutôt que dedans. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Il demeurait 38, vieille route de Neuilly aux Ternes à Neuilly en 1831. Archives de Paris VK3 42.

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