Carpentier, Paul

Biographie


Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise rue Bourg-Labbé. Il joignit à sa demande une feuille sur laquelle étaient inscrits plusieurs certificats, en date de juillet 1831. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Les soussignés déclarent et certifient avoir vu M. Carpentier, Paul, ex-imprimeur-libraire, prenant une part très active dans les glorieuses journées de juillet 1830. » Sans signature. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Carpentier a non seulement fait preuve du plus grand courage pendant nos trois grandes journées mais que son sang-froid a été du plus grand secours à ces concitoyens. » Signé : Beaurain (voir Beaurain, Jean, Charles), chevalier de la Légion d’honneur, décoré de Juillet. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que le sieur Carpentier a figuré avec distinction dans les trois journées et je déclare que je l’ai rencontré à Rambouillet, animé du même esprit. » Signé : Guenucho, demeurant 32, rue Saint-Martin. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « J’atteste que j’ai vu M. Carpentier, dans la journée du 27 juillet 1830, à la porte Saint-Denis, à l’entrée du faubourg, excitant beaucoup des hommes armés de fusils à faire une résistance vigoureuse. Je l’avais remarqué de suite comme une ancienne connaissance de l’armée en 1813. » Signé, le 4 juillet 1831 : …aarres, chef d’escadron adjoint aux états-majors de l’armée. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je déclare voir rencontré M. Carpentier, le 29 juillet 1830 ; il était armé et se dirigeait sur la barrière Rochechouart. J’atteste de plus avoir vu M. Carpentier partant pour Rambouillet. » Signé : Bigé, C. (voir peut-être Bigey, Charles, Auguste, Benigne ?). Il signa, le 27 août 1831 et comme « membre de la Commission des condamnés pour délits politiques », le certificat suivant en faveur de Pierrelé, Frédéric quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, après qu’il eut été perdu par la Commission des récompenses nationales : « Nous, soussignés, affirmons sur l’honneur avoir été témoins de la noble conduite du sieur Frédéric Pierrelé pendant les trois glorieuses journées de Juillet, l’avoir reconnu digne des éloges de ses concitoyens et qu’enfin par ses bons sentiments et son courage il est un de ceux qui ont servi la cause de la liberté avec plus de dévouement et de désintéressement. En foi de quoi, sachant qu’une Commission des récompenses nationales était justifiée pour rendre hommage à ceux qui avaient bien mérité de la patrie nous lui avons délivré le présent certificat, désirant qu’il lui fasse obtenir le signe honorifique dû au généreux élan des citoyens. » Il est indiqué pour avoir reçu, comme ancien condamné politique, un secours de quarante-cinq francs en décembre 1833, un secours de quarante-cinq francs en janvier 1834. Dans sa séance du 7 août 1844, la Commission de répartition des secours décida de porter à soixante-quinze francs par mois le secours de quarante-cinq francs mensuels qu’il recevait jusque-là, puis à quatre-vingt-dix francs le 1er juillet 1845. Dans sa séance du 3 avril 1846, la Commission de répartition des secours décida de lui verser un secours de cent francs par mois. Carpentier demeurait 69, rue de Provence en 1831. Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de décembre 1833, idem année 1845 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de janvier 1834 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Condamnés politiques sous la Restauration, Commission de répartition des secours, séance du 7 août 1844, pièce 314 ; Archives de la préfecture de police AA 366, séance du 1er juillet 1845 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Condamnés politiques sous la Restauration, Commission de répartition des secours, séance du 3 avril 1846 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris (soit cent francs dans son cas) ; Archives de la préfecture de police AA 376 ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Pierrelé, Frédéric.

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