Cartier, Antoine
Biographie
Né le 10 mai 1801 à Chapelaine (Marne). Ancien militaire au 43e de ligne, devenu cuisinier. Il donnait le récapitulatif suivant de sa participation aux combats : « Il a combattu, armé d’un fusil à deux coups aux mémorables et glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet. Le 27, rue de Richelieu contre la garde royale. Le soir, il a tiré sur le maréchal Raguse, qui, rue de Rivoli au coin de celle de Rohan, était à la tête d’un régiment de la garde royale. Le 28, s’est trouvé aux affaires de la porte Saint-Martin, contre les cuirassiers, les gendarmes et le 53e de ligne. Il a contribué au désarmement du poste du Château-d’Eau du boulevard du Temple. S’est trouvé à l’affaire de la fontaine des Innocents contre les Suisses et l’artillerie. Il s’est rendu au Pont-Neuf, contre le 15e léger la garde royale et l’artillerie. Le soir, cour des Fontaines, il a tué un soldat du 3e régiment d’infanterie de la garde royale et a blessé mortellement un autre militaire du même corps. Il a passé la nuit en tirailleur autour du Louvre. Le 29, il est parti de la place des Victoires pour se rendre au Louvre, s’est trouvé aux affaires de ce château, à celles du Palais-Royal et des Tuileries et a monté la garde la nuit en ce dernier lieu. » Signé : Lelong (sans doute chez qui il demeurait) ; Cappin illisible, demeurant 6, rue de la Vrillière ; Bobin fils, demeurant 10, rue Marché-aux-Poirées ; Moteau, demeurant rue de la Tublere illisible, 10, place Sainte-Opportune ; Merudot illisible ; Hersanier illisible, Bertrand fils, demeurant 21, rue des Bons-Enfants. Il participa à l’expédition de Rambouillet. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « C’est un brave, s’est parfaitement conduit. A droit à un secours. Lui donner la médaille. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin, et son brevet le 17 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1851 et en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 4, rue de la Vrillière, chez Lelong, restaurateur, vis-à-vis la Banque de France en 1830-1831 ; 42, rue de la Tonnellerie ou 24, rue de la Tonnellerie en 1849-1850 ; 33, rue de la Tonnellerie en 1851-1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 74, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 79, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem, Proposition, en date du 30 juin 1851, d’accorder à onze décorés, médaillés, blessés et veuve d’un médaillé de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 690 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 191-192, Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.