Cartier, Désiré, Hippolyte

Biographie


Né vers 1800 au Thil (Eure). Il s’illustra à la caserne des Suisses de la rue de Babylone. Il ne fit aucune demande auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant, daté du 17 août 1831 : « Nous, soussignés, habitants du (ancien) Xe arrondissement, certifions avoir vu le sieur Hippolyte, Désiré Cartier se battre dans les mémorables journées de juillet 1830. Le 29, il se trouvait à la caserne de Babylone, où il s’est conduit honorablement ; ensuite il est allé faire arborer le drapeau tricolore aux Invalides puis il s’est transporté à Sèvres, d’où il a amené, conjointement avec ses camarades, deux pièces d’artillerie qui ont été conduites à la place de Grève. Quand on est parti pour Rambouillet, il escortait les trois voitures expédiées par le Val-de-Grâce et destinées aux ambulances. Ces faits prouvent que le sieur Cartier a les qualités de bon Français et si le pays était menacé nous sommes convaincus qu’il serait bientôt aux frontières pour défendre la patrie. » Ce certificat était apostillé des signatures suivantes : Gilliard, Louis, demeurant 129, rue de Sèvres (voir ce nom), qui ajoutait : « Je certifie les faits énoncés ci-dessus, relatifs à l’accompagnement des ambulances à Rambouillet. Les voitures qui leur étaient destinées étaient les miennes. » Desfossée ou Deffossée (voir Desfossés, Fidèle, Amand, Constant), décoré de Juillet, qui ajoutait : « Le soussigné certifie que le nommé Cartier était le 29 juillet à la caserne Babylone, le 30 aux Invalides pour y faire arborer le drapeau tricolore et le même jour à Sèvres à la prise des deux pièces de canon ramenées dans Paris, le soussigné et le sieur Cartier s’étant toujours trouvés côte à côte dans le combat, le témoignage est donné sur l’honneur et en connaissance de cause. » De Murville illisible …rville, qui précisait : « L’officier d’administration soussigné chargé du service des ambulances envoyées de l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Rambouillet certifie que le sieur Cartier accompagnait ces ambulances, comme propriétaire des voitures. » Cartier était indiqué par la Commission comme sans fortune . Il demeurait 127, rue de Sèvres en 1831. Archives de la préfecture de police AA 376.

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