Cartron, André, Marie
Biographie
Né en 1799 à Paris (mais vers 1790 à Versailles dans les Yvelines in Archives de la préfecture de police AA 376 par confusion avec Carteron, Jean, Joachim, Antoine, qui le dit aussi blessé à la main par un coup de baïonnette) Imprimeur en lettres. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 16 décembre 1830, à aucune voix pour la croix, quatre voix pour la médaille et deux voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), afin d’obtenir la Croix de Juillet (aussi sous le nom de Carteron, André, Marie). Le 7 septembre 1831, il adressait une lettre à cette dernière Commission (il signe, si c’est lui qui signe, Carteron), pour expliquer qu’il était blessé dans son amour-propre de n’avoir reçu que la médaille quand d’autres devaient être honteux de porter la croix qu’on leur avait décernée. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions à qui appartiendra que le sieur André, Marie Carteron (sic), imprimeur, demeurant à Paris, impasse Clopin n° 10, près l’Ecole polytechnique, a combattu avec nous dans les journées de Juillet, rue Saint-Honoré, où il a été fait prisonnier par le 3e régiment de la garde royale. Parvenu à s’échapper, il a combattu au Louvre et rue de Rohan. Ce que nous affirmons sur l’honneur. » Signé, le 3 septembre 1831 : Chatelain (voir Chatelain, Barthélemy, Pierre), demeurant 21, rue Traversine ; Pandellé (voir Pandellé, Joseph) ; Perrier (voir Périer, Jean, André, Napoléon) ; Lemaire (voir Lemaire, François, Jean), demeurant 16, rue des Charbonniers. Il signa, à son tour, le 27 août 1830, le certificat suivant en faveur de Chatelin, Barthélemy : « Nous, soussignés, certifions à qui appartiendra que le sieur Chatelin, Barthélemy, né à Mitry (Seine-et-Marne), le 20 février 1795, a été blessé à la poitrine à la défense de l’Hôtel de ville et au pouce de la main gauche, en désarmant un capitaine suisse à Rambouillet [ce qui n’est a priori pas exact, N.D.A.], ce qui est à notre connaissance et que nous affirmons sur l’honneur. » Il signa (du nom de Carteron, il écrit très mal), le 3 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Perrier, Julien, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions à qui il appartiendra que le sieur Julien Perrier, imprimeur, demeurant à Paris, rue du Faubourg-Saint-Jacques n° 10, a combattu avec nous à l’Hôtel de ville et au Louvre et qu’il a fortement contribué à faire rentrer dans l’ordre les prisonniers de l’hôpital du Val-de-Grâce, qui étaient déjà parvenus à désarmer un homme du poste. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Carteron, André, Marie), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut détenu un mois préventivement, en 1832 et pour raison politique. Sa veuve, née Chassan, Catherine, sollicita en 1848 une indemnité ; elle était mère de trois demoiselles. Il demeurait 10, cul-de-sac Clopin, près de l’Ecole polytechnique (mais 20, impasse Clopin in Archives de la préfecture de police AA 378 in dossier Chatelin, Barthélemy) en 1830-1831 ; sa veuve, 350, rue du Faubourg-Saint-Jacques en 1848. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Cartron, André, Marie) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 16 décembre 1830, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem un feuillet intitulé Individus qui se sont présentés sans dossier ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnités ; Archives de la préfecture de police AA 376 ; Archives de la préfecture de police AA 378 in dossier Chatelin, Barthélemy ; Archives de la préfecture de police AA 407 in dossier Perrier, Julien. Il s’agit sans doute du frère cadet de Carteron, Jean, Joachim, Antoine...