Catherine, Anselme, Nicolas
Biographie
Né le 10 janvier 1779 à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), fils de Catherine, Louis, Denis, faiseur de bas au métier, et de Guilliard, Marie, Madeleine son épouse. Cardeur. Il fut blessé, le 28 juillet, alors qu’il combattait à l’Hôtel de ville. Transporté à l’Hôtel-Dieu, il y mourut des suites de ses blessures. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il laissait une concubine, Mallard, Marie, Cécile, née le 17 mai 1793 (mais le 17 mars 1793 in Archives nationales F 9 1157 ; mais bien le 17 mai 1793 in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Sartrouville (Seine-et-Oise), fille de Mallard, Jean-Louis, vigneron, et de Lepertier, Cécile. Le 6 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIe arrondissement, comparurent : Renouf, François, épicier, demeurant 19, rue de la Boucherie-des-Invalides ; Coste, Jean-Claude, perruquier, demeurant 19, rue de la Boucherie-des-Invalides ; Salliaud, François, Denis, chaudronnier, demeurant 40, rue de Varennes. Ils attestèrent qu’il était à leur connaissance que Catherine « a été blessé le 28 juillet 1830 en combattant place de l’Hôtel de ville, a été transporté à l’Hôtel-Dieu et y est mort des suites de ses blessures ». La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Les renseignements obtenus sont tous favorables à sa moralité et à sa conduite. Sa position de fortune paraît être d’autant plus gênée qu’elle a perdu les ressources que lui procurait le travail de Catherine, son ami. Elle est, depuis la mort de ce dernier, réduite à commercer sur les légumes et fruits qu’elle colporte dans les environs. Enfin, elle est, disent ses voisins, malheureuse sans avoir fait rien pour mériter son triste sort. Elle doit soixante francs de location arriérée, sans prévoir ni quand ni comment elle pourra se libérer. C’était bien depuis quatre ans que duraient ses liaisons intimes avec Catherine. » La Commission des récompenses nationales refusa la demande de pension, la cohabitation n’ayant duré que quatre années. Catherine demeurait 12, rue de la Boucherie-des-Invalides, un petit logement au loyer de cent vingt francs annuels en 1830 ; sa concubine, à la même adresse en 1831. Le nom de Catherine (A.-F. Catherine) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 300 (sous le nom de Cathorine, Denis) ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives nationales F/1dIII/33 relevé des informations prises par la préfecture de police sur les personnes désignées ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées, et morts de Juillet, inscrits au Panthéon sans avoir donné lieu à liquider de pension ; Archives nationales F/1dIII/48 ; Archives nationales F/1dIII/60 in dossier Labarbe ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Archives nationales F 9 1157, dommages de Juillet, objets généraux (1830-1834), état des renseignements demandés à M. le préfet de police sur les dénommées ci-après ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.