Caunes, Auguste

Biographie


Elève du lycée Louis-le-Grand puis étudiant en droit en juillet 1830. Il fut un barricadier de 1830. On trouve dans le récit que fit Chevalier, Louis, Albert de sa propre participation aux combats de Juillet, des indications sur la participation de Caunes, Auguste : « [Le 29 juillet], on marcha sur la caserne des Suisses, rue de Babylone, sous le commandement d’un citoyen en petit chapeau à la Bonaparte, à cheval, et de plusieurs élèves de l’Ecole polytechnique revêtus de ceinture, et à cheval aussi. Je me trouvais dans le bataillon commandé par M. Tamisier (voir Tamisier, François, Laurent, Alphonse), élève de l’Ecole polytechnique, qui faisait la tête de la colonne qui déboucha par la rue de Sèvres, où nous stationnâmes pendant que des parlementaires avaient été envoyés. J’étais aux premiers rangs, à côté de MM. Auguste Caunes fils mort depuis en Belgique ! Frédéric Degors (voir Degos, Frédéric), actuellement élève de l’Ecole polytechnique, Alexandre Dumas (voir Dumas, Alexandre, Félix), avocat, n° 38 des Boucheries-Saint-Germain. Nous combattîmes pendant près de deux heures. » La Notice historique sur Auguste Caunes fils, relatait ainsi succinctement sa participation aux combats : « On pourrait citer une infinité de traits d’héroïsme qui le signalèrent dans ces trois grandes journées ; par son éloquence mâle et persuasive, il enflammait le courage sublime du peuple, et désarmait la colère criminelle du soldat. Nous l’avons vu s’adresser tour à tour à l’un et à l’autre de ces deux partis prêts à s’entr’égorger, et les baïonnettes sur sa poitrine furent souvent vaincues par ses harangues pleines d’énergie et d’humanité. » Peu après la révolution de Juillet, il publiait le Moniteur des faubourgs, avec cette épigraphe Vive le peuple... quand même ! et fut condamné à six mois de prison et dix mille francs d’amende pour délit de presse. Puis, selon L’Ami de la religion, journal politique, ecclésiastique et littéraire : « La cour royale a infirmé un jugement du tribunal correctionnel qui avait condamné à dix mille francs d’amende les sieurs Caunes et Prevost, qui avaient établi une imprimerie clandestine à la suite des journées de juillet. La cour a considéré que les prévenus avaient agi de bonne foi, en pensant que les événements avait aboli de fait les formalités. » Il était membre de la Société des Amis du Peuple et fut lieutenant et juge civil du bataillon volontaire que cette société envoya combattre aux côtés des Belges contre les Hollandais. Les volontaires de la Société des Amis du Peuple marchaient faisaient partie de ce bataillon que les Belges appelaient le bataillon sacré, dont l’étendard était un drapeau noir sur lequel était inscrite la devise Vaincre ou mourir ! Il fut tué, le 31 octobre 1830, dans un combat à deux cents contre huit cents à Otsbourg, en Hollande. Notice historique sur Auguste Caunes fils Prévot, Paris, 1831 ; Archives de Paris VK3 42 in dossier Chevalier, Louis, Albert ; L’Ami de la religion, journal politique, ecclésiastique et littéraire, tome soixante-sixième, 11 novembre 1830 n° 1709 p. 76.

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