Chantaloup, Joseph

Biographie


Né vers 1790 à Orléans (Loiret). Ancien chasseur à cheval au 14e régiment, retiré en 1814, établi cloutier. Il s’illustra à la porte Saint-Martin, à l’Hôtel de ville, au Louvre et aux Tuileries. Il ne déposa aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il écrivit, en 1831, une lettre au président du Conseil, afin que des recherches soient ordonnées pour faire retrouver ses pièces, égarées. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement), afin d’obtenir un emploi, adressant la lettre suivante : « Plusieurs fois, j’ai eu l’honneur de réclamer la récompense accordée à ceux qui se sont montrés dignes de la mériter dans les journées de juillet 1830. Je n’ai reçu aucune réponse des réclamations que j’ai faites et cependant je crois avoir montré, dans les trois jours, la valeur d’un homme qui aime son pays et qui en fait preuve. J’ai eu l’honneur de remettre à M. le préfet de la Seine, à lui personnellement, deux certificats revêtus de signatures notables, qui attestent la conduite que j’ai tenue dans les journées de Juillet, tant à la porte Saint-Martin, porte Saint-Denis, les Tuileries, Saint-Cloud et Rambouillet. Mes certificats ont été acceptés par M. le préfet et moi accueilli de sa personne et m’a promis de me faire porter au nombre de ceux qui auraient droit aux récompenses ; de tout cela, je n’ai rien reçu. Le 28 juillet à la ville, je démontais un gendarme de son cheval, à mon corps défendant, et je me suis servi de son cheval pour aller à Rambouillet ; et revenant je remis le cheval à Versailles à un nommé M. Vasseur (voir ce nom) qui est de l’Ecole polytechnique, lequel m’a donné un reçu, que je remis à M. le préfet, en lui demandant une place de sergent de ville ; tout cela m’a été promis et rien ne m’est parvenu. Je supplie donc, messieurs, votre justice en ce que vous daignez faire droit aux réclamations d’un ancien militaire, déjà blessé grièvement, et qui vous donnera justification par des pièces desquelles il est porteur de sa conduite et de sa valeur à lui délivré par les chefs du régiment où il a eu l’honneur de servir et cela, messieurs, à votre première réquisition. J’aime à croire, messieurs, que vous jetterez un coup d’œil favorable sur ma réclamation, vous observant que je suis père de famille et que depuis plus de six mois je suis sans ouvrage. » Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions avoir donné au sieur Joseph Chantaloup, ancien militaire, un certificat qui attestait que nous avions parfaite connaissance que ledit Chantaloup a combattu pendant les trois jours de Juillet et s’est comporté d’une manière irréprochable. Ledit sieur nous requiert aujourd’hui le présent, celui que nous lui avons signé se trouvant égaré à la préfecture de la Seine. Certifions en outre avoir lu un reçu signé de M. Vasseur, élève de l’Ecole polytechnique, pour un cheval de gendarme que ledit Chantaloup lui a remis à Versailles, revenant de Rambouillet. » Signé, le 15 septembre 1831 : Bouton, demeurant 24, rue Neuve-Saint-Martin ; Mugnier jeune, demeurant 3-5, rue Aumaire. Il demeurait 14, rue du Plâtre-Sainte-Avoye en 1831. Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives de la préfecture de police AA 377.

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