Chatelain

Biographie


Caporal à la 2e compagnie du corps des sapeurs-pompiers de Lille, il sollicita, conjointement avec Fossart, Consant et en décembre 1831, la décoration de Juillet, en raison de la participation qu’il avait prise à la révolution de Juillet dans la ville de Lille : « Ont l’honneur de vous exposer les soussignés Chatelain, caporal à la 2e compagnie du corps des sapeurs-pompiers de Lille, département du Nord, et Fossart, Constant, sapeur-pompier à la 1re compagnie du même corps que, le 1er août 1830, ils ont de concert, avant qu’aucun ordre supérieur ait été donné, arboré le glorieux drapeau tricolore au haut de la flèche qui est au sommet du beffroi de la ville, sans employer autre chose que leurs mains et s’exposant ainsi à un grand danger. Bientôt après, ils ont également arboré les couleurs nationales au sommet du bâtiment de la grand-garde. C’est leur action qui a déterminé la prise immédiate par les citoyens de la cocarde libératrice. Ils pensent donc, ayant agi de leur propre mouvement, en n’écoutant que la voix de leur patriotisme qu’ils ont droit, en vertu de la loi dont vous êtes les organes à une récompense nationale, comme ayant aidé à résister aux ordonnances illégales de Juillet, en remplaçant la bannière de la dynastie déchue par celle de la liberté. Ils sont avec un profond respect, etc. » Leur demande était revêtue de plusieurs apostilles. La première : « Je, soussigné, commandant du 3e bataillon de la garde nationale de Lille, garantit l’exactitude des faits relatés en la présente, dont il a été le témoin oculaire. » Martin-Muiront. La deuxième : « Le colonel commandant la garde nationale de Lille certifie l’exactitude des faits mentionnés dans la présente pétition et recommande à la bienveillance de la Commission des récompenses nationales le sieur Foissard (sic). » Signé : Montigny-Champon (voir ce nom). La troisième : « Le commandant des sapeurs-pompiers atteste l’exactitude des faits ci-dessus, dont l’autorité municipale a également reconnu la réalité en décernant provisoirement une médaille en bronze à chacun des pétitionnaires. » Signé : Poirel. La quatrième : « Le soussigné, chef de bataillon, commandant du corps des canonniers de la garde nationale de Lille, garantit l’exactitude des faits relatés en la présente pétition. » Signé : Brame, Jules. La cinquième : « Le chef du 1er bataillon de la garde nationale de Lille, garantit l’exactitude des faits relatés en la présente pétition. » Signé : Desquiens fils aîné. La sixième : « Le chef du 2e bataillon de la garde nationale de Lille, remplissant par intérim les fonctions de lieutenant-colonel, joint son attestation des faits relatés dans la pétition qui précède à celle de ses camarades. » Signé : Martin-Horelagny. La septième : « Le capitaine commandant la garde nationale à cheval de la ville de Lille atteste la véracité des faits mentionnés dans la pétition du sieur Fossart. » Signé : illisible. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Nord.

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