Chaumeil, Joachim

Biographie


Les habitants de la commune d’Angerville sollicitèrent en sa faveur la Croix de Juillet devant la Commission des récompenses nationales dépendant du département de Seine-et-Oise. Les pièces le concernant furent transmises à la Commission par l’intermédiaire de A. Cassan (voir Cassan, Armand, Jules, Léon). Il joignait à sa demande un certificat des habitants de la commune d’Angerville, relatant la conduite qu’il avait tenue pendant les événements de juillet 1830 et un numéro du Courrier français, en date du 29 juillet 1831 (son nom ne semble pourtant pas figurer sur le journal de ce jour, ni dans celui du 31 juillet dont il parle aussi n° 212 bis). La Commission récapitulait ainsi l’activité qu’avait déployée Chaumeil : « Le 28 juillet 1830, un régiment suisse venait d’Orléans, était arrivé plein d’exaltation dans la commune d’Angerville et, tandis que la distribution de billets de logement se faisait aux soldats, il s’est mêlé dans leurs rangs et y a répandu une patriotique proclamation, qui a fait suspendre leur marche. Le Courrier français du 31 août a rapporté la proclamation, qu’il attribua aux habitants d’Etampes et d’Angerville réunis, mais M. Chaumeil produit un certificat délivré le 8 janvier 1831 par M. le illisible, le médecin et le maître de poste d’Angerville attestant que le fait lui est personnel et qu’en effet la proclamation jointe aux nouvelles de Paris a produit une démoralisation complète. » Dans sa séance du 16 décembre 1831, la Commission des récompenses nationales réunie pour le département de la Seine-et-Oise donna l’avis suivant sur la Croix de Juillet que demandait Chaumeil : « Chaumeil, qui d’ailleurs est fort honorable, ne mérite pas une récompense nationale. » La Commission précisait aussi : « A Paris et à Versailles même, un grand nombre de nos compatriotes en ont agi comme lui dans les rangs de la ligne et de la garde, et de pareils faits si multipliés n’ont pas paru à la Commission devoir constituer un motif suffisant. » Chaumeil demanda, en décembre 1831, le renvoi de ses pièces. Il demeurait 11, rue Duphot en 1831. Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-et-Oise.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.