Chaussin, Charles

Biographie


Né vers 1777 à Autun (Saône-et-Loire). Ancien militaire à la 12e compagnie du 4e régiment d’artillerie à pied, ayant obtenu un congé de réforme le 21 nivôse an X, avec un certificat constatant sa moralité et sa bonne conduite à l’armée, devenu terrassier ou journalier. Il participa à la construction des barricades dans le faubourg Saint-Denis et la rue de Chabrol. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. La femme Chaussin sollicita des secours, avançant « la belle conduite de son fils les 27, 28 et 29 juillet, attestée par plusieurs habitants de la rue Saint-Denis n° 123 ». Le dossier d’examen des droits de la femme Chaussin fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Elle retira les pièces qu’elle avait déposées, le 17 juin 1831, et, de par ce fait, son dossier est vide. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ve arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir quelques secours. Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants de la ville de Paris, quartier du faubourg Saint-Denis, certifions à qui il appartiendra que le nommé Chaussin, Charles, terrassier, demeurant à Paris, rue de Chabrol n° 11 bis, […] s’est comporté en brave Français dans les fameuses journées des 27, 28 et 29 juillet, en quittant son travail pour travailler aux barricades avec une activité et un zèle dignes des plus grands éloges, et qu’ensuite il a monté la garde aux différents postes, sans prendre aucun repos et que ce bon citoyen a perdu huit jours de travail pendant qu’il employait tout son dévouement à la patrie et même son travail puisque en ce moment il est sans ouvrage, chargé de trois enfants et dans une grande misère et mérite indemnité. » Signé, le 17 août 1830 : Gerolde ; Dessoliers, capitaine adjudant-major, qui ajoutait : « Les faits rapportés au présent certificat sont véritables et Charles Chaussin travaillait aux barricades lorsque je les ai fait exécuter. » Suivait l’apostille suivante : « Je, soussigné, certifie qu’il est à ma connaissance que le sieur Chaussin a travaillé aux barricades de son quartier. » Signé, le 17 août 1830 : Maugar, apprêteur de tissus, demeurant 11, rue de Chabrol. Sur les fiches de la Commission, il est indiqué comme sans fortune dans une position très malheureuse et sa femme, estropiée. Il demeurait 11 bis, rue Chabrol, passage de la Ferme-Saint-Lazare, en 1830 ; 123, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1831. Archives de Paris VK3 42 ; Archives de la préfecture de police AA 378.

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