Chaussin, Léonard
Biographie
Né vers 1809 à Coutansouze (Allier). Ouvrier serrurier. Il s’illustra au Louvre, à la porte Saint-Denis Il fit une demande, sans succès, auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants de la ville de Paris, quartier du faubourg Saint-Denis, certifions à qui de droit que le nommé Chaussin, Léonard fils, ouvrier serrurier, s’est empressé, dans les immortelles journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, de combattre pour la liberté contre les suppôts du despotisme, que pendant ces trois journées il a passé les nuits et les jours sous les armes, sans prendre aucun repos, qu’il s’exposé là où il y avait le plus de danger et qu’il n’a déposé les armes qu’après la tranquillité rétablie. Certifions en outre que ce brave jeune homme, qui outre qu’il a perdu son ouvrage par son absence, a fait le sacrifice de huit jours de son temps et n’est pas dans une position heureuse, enfin qu’il mérite estime et indemnité. » Signé, le 17 août 1830 : Dessolier, capitaine adjudant-major, qui ajoutait l’apostille suivante : « Je recommande ce brave jeune homme aux égards et à la justice des autorités. Il est à ma connaissance qu’il a fait son devoir comme citoyen et comme soldat. » Maugar, apprêteur de tissus, demeurant 11, rue de Chabrol, qui ajoutait : « Je certifie qu’il est à ma connaissance que le sieur Chaussin, Léonard s’est comporté en brave et digne citoyen pendant nos glorieuses journées. » Chaussin était indiqué sur les fiches de la Commission comme jouissant d’une fortune médiocre. Il demeurait 123, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1831. Archives de la préfecture de police AA 378. Il s’agit sans doute du fils de Chaussin, Charles.