Chenel, Nicolas, Guillaume, Hubert

Biographie


Né vers 1779. Ancien courrier de l’Empereur, non pensionné. Il signa le certificat suivant en faveur de Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon : « Nous, soussignés, gardes nationaux et volontaires bourgeois de la ville de Paris (ancien) IVe arrondissement, certifions que le 29 juillet dernier à l’attaque du Louvre, du côté de la rue du Coq, un de nous venait d’être blessé d’un coup de feu, pour s’être trop avancé sur la place et était exposé à perdre la vie par la vive fusillade des Suisses enfermés au Louvre et de la garde royale retranchée à l’hôtel de Beauvais, rue des Fromentaux n° 3, quand M. Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon, qui depuis le matin combattait avec nous, fut le ramasser à travers une grêle de balles, le chargea sur ses épaules, tira son coup de fusil sur la garde, dont il renversa un homme qui l’ajustait pour s’opposer à son passage et fut porter le blessé à l’ambulance de la rue de Grenelle-Saint-Honoré. Ainsi, par son sang-froid, il sauva la vie à l’un de nos braves compagnons. Après quoi, M. Coste revint au feu et nous guida sur la place du Palais-Royal, où il enleva de vive force le poste de gendarmerie, où il pénétra le premier, sans donner le temps aux gendarmes de se reconnaître et après avoir essuyé le feu du factionnaire. Après quoi, il nous distribua en deux pelotons pour assiéger les maisons de la rue Saint-Honoré où s’était retranchés plusieurs soldats de la garde royale, qu’il fit prisonniers. » En 1848, il était toujours vivant et avait un fils, Chenel, Anarcharsis, Eugène, né en janvier 1812 à Paris de son union avec Langlois, Anne, Victoire, Sophie. Ce fils, ouvrier peintre en bâtiment depuis 1837 à la maison Pygmalion tenue par Lepelletier et Lainé 38, rue Saint-Denis, déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, pour la part qu’il avait prise à la dernière révolution et afin d’obtenir un emploi pour soutenir son vieux père, sa femme et ses trois enfants. Ce fils était alors caporal dans la 3e compagnie du 4e bataillon de la VIe légion, et « s’était exposé un des premiers avec son capitaine à la défense des barricades et d’un poste par eux formés rue Saint-Denis, cour Batave ». Sa demande était apostillée par : Girardod, (sans doute capitaine ?) de la 3e compagnie du 4e bataillon de la VIe légion, demeurant 122, rue Saint-Denis ; Roch, Ch., major à la 3e compagnie du 4e bataillon de la VIe légion. Il joignait à sa demande plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le citoyen Chenel, Eugène, le 24 février 1848, armé d’un fusil à la prise du château des Tuileries et qu’il a fait son devoir de bon citoyen et que nous sommes restés ensemble jusqu’à 7 heures du soir. » Signé, le 24 juillet 1848 : Garchener, demeurant 11, place Maubert. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie m’être trouvé sur la place du Palais-Royal, le 24 février, avoir vu le nommé Chenel, armé d’un fusil, se battant pour la défense des barricades. » Signé, le 25 juillet 1848 : Anglade, demeurant 56, rue Saint-Germain-l’Auxerrois. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie avoir vu le citoyen Chenel, Eugène, le 24 février 1848, se battant pour la défense des barricades. » Signé, le 25 juillet 1848 : Lejeune, demeurant 10, rue Soly. La Commission fit, le 1er août 1848, le rapport suivant sur son compte : « Le citoyen Chenel a fait preuve de beaucoup de courage dans les trois journées de Février, en défendant les barricades de son quartier et le poste de la cour Batave. Après renseignements recueillis, le citoyen Chenel est un excellent patriote, à toute épreuve. » Elle le proposa pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février, mais qui ne fut jamais institué. Le fils Chenel était marié à Bazanet, Geneviève, qu’il avait épousée au Mesnil-le-Roi, et avait trois enfants : Gustave, né le 6 février 1841 sans doute au Mesnil-le-Roi ; Louise, Joséphine, née le 19 août 1842 à Paris, baptisée le 22 avril 1842 à l’église Saint-Meri ; Paul, Anarchasis, Eugène, né le 29 juin 1847 sans doute au Mesnil-le-Roi. Chenel Nicolas, Guillaume, Hubert demeurait 19, rue Jean-de-l’Epine en 1830 ; son fils, 40, rue Saint-Denis en 1837-1848. Archives de Paris VD6 277 in dossier Coste, Eugène, Joseph, Louis, Léon ; Archives de la préfecture de police AA 378. Il est parlé d’un Chenel, courrier, dans La Police secrète du Premier Empire, Champion 2003 p. 38.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.