Chenet, Jean
Biographie
Né le 2 vendémiaire an XIV (le 11 septembre 1805 ; mais vers 1810 et aussi vers 1806 in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II ; bien le 2 vendémiaire an XIV in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Pont-du-Château (Puy-de-Dôme), fils de Chenet, Guillaume, tourneur en bois, et de Blancheton, Reine, son épouse. Tourneur en chaise mais ouvrier en peignes in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien tourneur en chaise in Archives nationales F/1dIII/35 B, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, aussi garçon tourneur en chaises Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; tourneur in Archives de Paris VD6 360 n° 5, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à l’épaule gauche, en combattant le 28 juillet à la porte Saint-Denis. Il fut soigné à l’hôpital Saint-Louis, où on ne put lui extirper la balle. Soutien de sa mère (mais son père âgé de plus de soixante ans in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales), il reçut un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Rebour, Nicolas, marchand de vins, demeurant 97, rue de Cléry ; Petet, fabricant de chaises, demeurant 89, rue de Cléry ; Lebouteux, marchand de vins, demeurant 87, rue de Cléry. Ils attestèrent connaître parfaitement Chenet et savoir qu’il avait « été frappé d’une balle à l’épaule gauche à la porte Saint-Denis le 28 juillet dernier en combattant pour la défense de nos libertés, que cette blessure laisse craindre qu’elle ne paralyse les mouvements du bras et lui en ôte l’usage ». Il reçut un secours de cinquante francs, le 11 septembre 1830, un secours de trente francs, le 7 octobre, un secours de cinquante francs, le 15 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 22 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de vingt francs, le 14 mars 1831, un secours de vingt francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 9 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 11 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 2 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à ouverture unique et à balle perdue à la partie antérieure de l’épaule du côté gauche. Blessure cicatrisée mais avec difficulté et douleurs dans les mouvements du membre supérieur. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable mais incomplète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la troisième classe des blessés. » Admis dans la 3e classe des blessés, une pension de cinq cents francs lui fut accordée. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il était célibataire en 1830. Il demeurait 45, rue du Vert-Bois en 1830 ; 7, rue Sainte-Apolline en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 29 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, mairie du (ancien) VIe arrondissement, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat de blessés, registre des différents hôpitaux où ont été soignés les blessés, idem Liste d’incapacité de travail, idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/49 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe.