Clément, Bastien, Pierre, Nicolas

Biographie


Né le 9 décembre 1797 à Paris. Ancien militaire engagé volontaire en 1815, congédié en 1822 du 2e régiment d’infanterie de la garde royale, établi cordonnier en vieux. Il fut blessé au pied gauche au Louvre. Il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut un total de cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa, le 5 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Goelzer, Jean-Pierre quand celui-ci tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, blessés et décorés de Juillet, certifions que le sieur Jean-Pierre Goelzer, âgé de quarante-huit ans, serrurier en voitures, demeurant rue Coquenard n° 25, s’est battu avec courage en notre présence le 28 à la porte Saint-Denis et le 29 dans la rue de Richelieu et nous attestons qu’il s’est toujours comporté en bon citoyen depuis les trois jours jusqu’à ce jour, dont nous lui avons délivré le présent pour qu’il fasse ses réclamations. » Il signa, le 1er septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Goelzer, Philippe quand celui-ci tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, blessés et décorés de Juillet, certifions que le nommé Philippe Goelzer, âgé de quinze ans et demi, s’est distingué dans les journées de Juillet, en combattant pour la défense de nos lois ; qu’il s’est trouvé à l’attaque et prise du Louvre, le 29, dont nous l’avons vu combattre à nos côtés. » Il signa, le 3 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Vitet, François et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, certifions avoir vu le nommé François Vitet, cloutier, âgé de vingt-sept ans, demeurant rue de Rochechouart, impasse Briard n° 10, se battre avec courage et intrépidité à l’Hôtel de ville et au Louvre, les 28 et 29 juillet pour la défense de nos droits. » En 1837, il sollicita des secours ; marié, sans enfant, sa femme était paralytique et lui-même jouissait, selon les renseignements de police, « d’une bonne conduite ». Il reçut vingt-cinq francs chaque année de 1839 à 1842. Souffrant « d’accès d’aliénation mentale » il fut interné à Bicêtre, en 1841 et de 1845 à 1849. En 1841, à sa sortie de Bicêtre, sa femme l’envoya chez ses parents, à Chantot près de Brinos (Yonne), et adressa elle-même la demande de secours : « Leur position à tous deux étant fort malheureuse depuis la maladie du mari, qui a entraîné la perte de leur établissement. Le sieur Clément a demeuré très longtemps dans son quartier ; tous les renseignements qui ont été pris lui sont favorables. » Il reçut un secours de quarante francs en 1843, de vingt-cinq francs en 1844, de quarante francs en 1845 et en 1846. En 1848, il prit, dit-il, « une part active avec ses anciens compagnons d’armes, aux événements et révolution de 1848, mais toujours pour défendre l’ordre contre l’anarchie révolutionnaire, ne connaissant pour principes que ceux de 1789 ». Il reçut un secours de quarante francs en 1848. En 1849, les mêmes sources de police précisaient : « A résidé à Bicêtre pendant quatre années comme fou. Il n’est pas encore dans la plénitude de ses facultés intellectuelles. Il est sans occupation. Du reste bonne conduite et moralité. » Il reçut (ou souvent plutôt sa femme), à titre de médaillé de Juillet, un secours de soixante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1850 et un secours de soixante francs en 1851. En 1852, la même administration ajoutait : « Son mari, aliéné, est placé à Bicêtre. Elle est infirme et n’a pour vivre que le modique emploi de sa porte. » Il reçut soixante francs de secours en 1852, en 1853 et en 1854, de quarante francs en 1855. En 1856, les renseignements de police précisaient de nouveau : « Concierge de la maison qu’il habite depuis vingt-six ans, rue Rochechouart, 39, il touche du propriétaire deux cents francs par an, il est marié, n’a pas d’enfant, sa femme est malade depuis quatre mois ; il reçoit des secours du bureau de bienfaisance ; sa place et les secours du bureau sont ses seules ressources. Cet homme est resté pendant sept ans à Bicêtre comme aliéné ; il en est sorti l’année dernière, il dit avoir des douleurs névralgiques qui l’empêchent de travailler de son état de cordonnier. […] Les renseignements sur sa conduite et sa moralité sont en sa faveur ; il est bien considéré dans son quartier. » Il reçut un secours de quarante francs en 1856 et en 1857, de vingt francs en 1858, de trente francs en 1859, en 1860, en 1861 et en 1862. Il fut interné de nouveau de 1860 à 1869. En 1869, il était veuf et toujours interné à Bicêtre. Il demeurait 47, rue Rochechouart (par erreur 28, rue Rochechouart sur les listes du Constitutionnel) de 1830 à 1850 ; 39, rue Rochechouart de 1850 à 1869 (sans doute la même maison mais avec un numérotage différent). Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 67 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossiers Goelzer, Jean-Pierre et Goelzer, Philippe ; Archives de la préfecture de police AA 417 in dossier Vitet, François.

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