Clément, Jacques
Biographie
Né vers 1792 à La Châtaigneraie (Vendée). Serrurier-mécanicien. Il reçut, comme blessé, un total de cent francs de secours, entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il sollicita, en vain, une place soit au Conservatoire des Arts et Métiers soit dans l’inspection des travaux du gouvernement. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, adressant la lettre suivante, et sans que la nature exacte de sa demande apparaisse : « […] A l’honneur de vous exposer qu’ayant coopéré au triomphe de la glorieuse révolution qui a eu pour résultat la conquête de la liberté, en combattant d’abord le 28 juillet contre un détachement de Suisses au bas de la rue Montorgueil, que nous forçâmes d’abandonner malgré leur défense opiniâtre et notamment pendant la mémorable journée du 29 contre la cavalerie qui s’avançait de la place du Palais-Royal vers la rue de Richelieu par l’impétuosité de laquelle je fus renversé sous les pieds d’un cheval, qui faillit m’écraser dans cette fatale partie de manuscrit brûlée. Je reçus une blessure dont j’en sentirai partie de manuscrit brûlée les suites, ce qui m’oblige d’abandonner partie de manuscrit brûlée et me trouvant hors d’état en ce moment de me livrer à aucune espèce de travaux pénibles partie de manuscrit brûlée pourvoir à partie de manuscrit brûlée et mère très avancée en âge et ne possédant aucunes ressources personnelle, oserais-je, messieurs, vous supplier de venir à mon secours et d’étendre jusqu’à moi les bienfaits que votre patriotisme est chargé de distribuer aux citoyens qui ont glorieusement combattu pour la défense de nos droits. » Il joignait à sa lettre deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que j’ai vu M. Clément, rue Saint-Honoré, faire résistance aux troupes qui tiraient sur les citoyens et engageait les personnes qui se trouvaient dans la rue à serrer ses ranges et de se défendre pour cette belle liberté, le 29 juillet à 3 heures après-midi. » Signé, le 12 août 1830 : Pauchet, demeurant 21, rue du Chartres-Saint-Honoré. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Clément, serrurier-mécanicien, résidant à Paris, rue Saint-Honoré n° 219, s’étant réuni aux braves citoyens que j’avais l’honneur de commander, le 28 juillet dernier de 2 à 3 heures du soir, dans la rue du Petit-Carreau, au moment où nous nous disposions à attaquer les Suisses alors stationnés dans celle de Montorgueil. J’atteste qu’il prit part aux vigoureux combats qui eurent pour résultat la glorieuse victoire remportée sur eux aux cris de Vive la liberté ! Vive la Charte ! » Signé, le 19 août 1830 : Verdet. Il demeurait 219, rue Saint-Honoré en 1830-1831. Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives de la préfecture de police AA 379.