Cochard, Jacques, Armand
Biographie
Né vers 1805 à Charleville (Ardennes). Fabricant de sucre. Il s’illustra rue Saint-Antoine et à la Grève et garda le poste de la prison de La Force. Il fit, en vain, une demande auprès de la Commission des récompenses nationales, cette dernière ayant perdu ses pièces et lui-même, absent de Paris après la révolution, ne fut pas à même de s’en occuper. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIIe arrondissement) sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Cochard, Jacques, Armand s’est particulièrement distingué dans les mémorables journées de Juillet ; nous l’avons vu se battre à la rue Saint-Antoine et chercher à arrêter la marche de la garde royale. De plus, nous l’avons vu établir, conjointement avec le sieur Gardiénet (voir Gardiennet, Pierre), un poste, qu’ils ont gardé trois jours et trois nuits pour veiller à la sûreté des prisonniers de La Force. Nous attestons de plus qu’il s’est présenté le premier pour les faire rentrer dans le devoir, lors de leur tentative d’évasion […]. » Signé, le 18 juillet 1831 : Boibien ; Boucher ; Toussain ; Chairrère ou Charrière. Le second certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, directeur de la maison d’arrêt de La Force, certifie que le sieur Cochard, Jacques, Armand nous a prêté main forte, le 30 juillet 1830, pour mettre obstacle à l’évasion de détenus et qu’il a même, pour ce motif, fait pendant plusieurs jours des rondes autour de cet établissement. » Signé, le 18 juillet 1831 : Wallet, directeur. Cochard demandait à la Commission d’avoir égard « à ce que par un certificat qui attestait ma conduite aux jours de Juillet le nommé Gardienet, Pierre fut décoré ; ce certificat qui a été remis par nous au général Lafayette devait nous servir à tous deux ; il nous fut délivré par le directeur de La Force, qui explique lui-même nos actions ». Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme d’une fortune médiocre. Il demeurait 24, rue Pavé au Marais en 1831. Archives de la préfecture de police AA 379.