Colas, Louis, Simon (ou Jean-Louis ?)

Biographie


Militaire au 2e régiment de chasseurs, il se trouvait à Paris en juillet 1830, en vertu d’un congé de six mois qu’il avait obtenu, et prit part au mouvement populaire. A l’attaque du Louvre, il s’empara du cheval d’un gendarme de la garde, qui venait d’être tué. Il ne l’avait pas sitôt monté qu’il fut jeté à terre, le cheval étant blessé à mort et reçut deux coups de sabot, l’un à l’estomac et l’autre au ventre, ainsi que diverses contusions. Un peu plus tard, il combattit place de Grève, à côté de son camarade Souillard, menuisier ébéniste. Souillard fut tué à ses côtés et lui-même fut grièvement blessé à la jambe droite par un coup de feu. Peu de jours après, il se rendit chez son père, à Friaize en Eure-et-Loir, afin de se faire soigner, et ne fit aucune démarche pour obtenir une pension ou une décoration. Il obtint son congé de réforme en 1831. En 1835, il réclama une pension, se trouvant dans les plus grandes difficultés pour travailler de son état de journalier du fait des blessures qu’il avait reçues. A cette occasion, le capitaine et les officiers de la garde nationale de cette ville attestèrent que Colas, quoique exempté du service de la garde nationale, s’était placé dans leurs rangs et y avait « constamment fait preuve d’un excellent esprit et d’un attachement sincère au roi et à son auguste famille ». Il demeurait 114, rue Duplessis, à Versailles (Seine-et-Oise) en 1835. Archives nationales F/1dIII/50.

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