Collet, Antoine, François
Biographie
Ancien soldat de l’Empire, totalisant vingt années de service, nommé chevalier de la Légion d’honneur le 6 mai 1809, il avait sauvé pendant la bataille de Waterloo, l’étendard du 1er escadron du 1er régiment des chasseurs à cheval, dont il était trompette et alors qu’il ne restait plus que cinq hommes qui ne fussent pas morts. Chiffonnier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut (sous le seul nom de Collet, chiffonnier, demeurant cul-de-sac Coquenard) un total de francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1831, il réclama au roi la décoration à laquelle il pensait avoir droit pour avoir « travaillé le 27 juillet 1830 aux barricades, couchant le premier omnibus contre votre respectable palais à trois heures de l’après-midi ». Il fut blessé deux fois au pied droit par le tir des gardes royaux stationnés à l’église Saint-Roch. Dans sa réclamation, il précisait que, au total et y compris les seize blessures qu’il avait reçues pendant son état militaire, cela lui faisait dix-huit blessures et qu’il ne craignait pas la dix-neuvième ; il écrivait aussi être toujours porteur de l’étendard qu’il avait sauvé à la bataille de Waterloo : « Je [le] conserve comme la prunelle de mes yeux et je […] prétends qu’il soit enseveli avec moi dans la tombe. » Il signa le certificat suivant en faveur de Poincet, Louis : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Poincet, Louis a été blessé à la joue gauche le 28 juillet rue des Prouvaires près la rue Saint-Honoré et qu’il a été reconduit par plusieurs braves défenseurs de la liberté et qu’en conséquence il mérite d’obtenir les gratifications accordées aux blessés des trois journées mémorables de Juillet. » Il avait épousé Panseron, Geneviève, Marie, dont il avait eu au moins cinq enfants : Marie, Sophie, qui épousa Hanot, Barthélemy, chapelier, demeurant 9, rue de l’Egout-Saint-Germain en 1842 ; Eugénie, Geneviève, qui épousera Levillain, Guillaume, menuisier, demeurant à Ivry en 1842 ; Jeanne, Louise, demeurant 16, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1842 ; Antoinette, Louise, qui épousera Senechal, Jean-Baptiste, employé, demeurant 16, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1842 ; Françoise, Virginie, qui épousera Mitouart, Pierre, rentier, demeurant à Tours. Il mourut le 9 octobre 1842 à Paris. Il demeurait 17, rue Neuve-Coquenard en 1831 ; sa veuve, à Ivry en 1842. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 68 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Poincet, Louis un Collet ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/2782/83.