Collinse, Henry
Biographie
Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il était porteur de deux certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je soussigné, D’acosta (sic), chevalier de la Légion d’honneur, capitaine d’infanterie de la vieille armée, certifie que le sieur Collinse, Henri, demeurant rue de Rivoli n° 50, est venu, le 28 juillet 1830 dans la matinée, prendre place, comme simple citoyen, parmi les combattants qui étaient réunis sous mon commandement, afin de repousser l’attaque des troupes de la tyrannie ; qu’il a participé avec un courage étonnant à la prise du poste de la gendarmerie de la place du Châtelet et au désarmement d’un peloton d’ex-garde royale venant par le quai de la Ferraille et que, durant la journée entière, il est constamment resté sous mes ordres, a partagé avec moi tous les périls de la place de Grève et qu’enfin il a tenu pendant l’action la plus belle conduite et bravoure. Il a fait preuve du plus noble dévouement patriotique. » Signé, le 30 décembre 1830 : D’acosta (voir Da Costa, Jean, Xavier, Tiburce, Leite). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Henri Collinse, demeurant à Paris, rue de Rivoli n° 50, s’est trouvé avec nous dans la matinée du 28 juillet, sous le commandement du capitaine D’acosta, chevalier de la Légion d’honneur, à la prise du poste de gendarmerie de la place du Châtelet ainsi qu’au désarmement d’un peloton de l’ex-garde royale et que, sans désemparer, toujours sous le même commandement, il s’est porté avec nous sur la place de Grève où, durant la journée entière, il a soutenu le feu des troupes royalistes (sic). Ce brave Irlandais s’est comporté d’une manière digne d’éloge et qu’il y a acquis des droits à notre reconnaissance nationale. » Signé à Paris, le 10 septembre 1830, mais les signatures sont légalisées en juillet 1831 : Rebourseau (voir ce nom), demeurant 15, rue des Marmousets ; Baudry (voir Baudry, Joseph), décoré de Juillet, demeurant 54, rue de la Ferme-des-Mathurins ; Bessan, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant 15, rue de la Licorne ; Piat, demeurant 2, rue Pavée-Saint-Sauveur. Collinse demeurait 50, rue de Rivoli en 1831. Archives de la préfecture de police AA 379.