Contat, Jean-Louis
Biographie
Né à Laraze (Savoie) vers 1782. Ancien militaire, ayant fait toutes les guerres de l’Empire, devenu menuisier. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1851, septuagénaire, ne pouvant plus se livrer à aucun travail, il sollicita des secours. En 1852, les renseignements de police indiquèrent à son sujet : « […] Sa femme âgée de quatre-vingts ans jouit d’une pension viagère de six cents francs et c’est à l’aide de cette somme qu’ils vivent avec la plus stricte économie. Ils n’ont ni enfant ni parent qui puissent leur venir en aide. […] Sa conduite morale et politique ne laisse rien à désirer. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1853 et de quarante francs en 1854. Sa femme mourut en 1854. En 1855, les mêmes sources administratives affirmèrent : « […] Veuf depuis deux ans […] il sort de l’hospice Lariboisière où il est resté quinze jours ; il demeurait avant rue Jacob 4, où le garçon de l’hôtel où il habite aujourd’hui a été chercher sa malle : il ne doit rien dans cet hôtel, il dit avoir demeuré très longtemps rue Monsieur-le-Prince 63, mais il n’est nullement connu dans cette maison. M. Contat, du vivant de sa femme, jouissait d’une rente viagère de deux mille quatre cents francs appartenant à cette dernière et qui s’est éteinte par suite du décès. Depuis cette époque, il vit très pauvrement après avoir vendu tout ce qu’il possédait pour vivre. Il conserve malgré sa misère un certain décorum sur sa personne. Il reçoit des secours alimentaires du bureau de bienfaisance et du linge par les sœurs de Charité. Rue Jacob 4, et rue Dupuytren 10, il est considéré comme un homme malheureux mais honnête. » Il reçut un secours de quatre-vingts francs en 1855. Il demeurait 12, rue Saint-Pierre-aux-Bœufs en 1831 ; 27, rue d’Orléans à Montrouge de 1840 à 1852 ; 23 même rue en 1853 ; 46, rue du Château toujours à Montrouge en 1854 ; 2, rue Servandoni toujours en 1854 ; 4, rue Jacob en 1855 ; 10, rue Dupuytren, hôtel de Touraine, à partir du 19 juillet 1855. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs ; Archives de la préfecture de police AA 369, Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209.