Corbel, Pierre, Michel
Biographie
Né le 21 prairial an VI à Mondeville (Calvados), fils de Corbel, Jacques, Thomas, Etienne, jardinier, et de Verrole, Marie, Françoise (sic dans l’acte de naissance ; mais Verrolle, Marie, Françoise dans l’acte de mariage) son épouse. Tisserand en 1825, peintre en bâtiments en 1830. Atteint par une balle, place du Carrousel, il mourut le 29 juillet. On trouve, dans un certificat délivré en faveur de Bugny, Pierre, Joseph, Raymond, des indications sur la participation aux combats de Corbel : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Dubigny (sic), Raymond, peintre en bâtiment, ancien militaire, s’est conduit honorablement dans les mémorables journées de Juillet et qu’il a contribué de tout son courage aux heureux résultats de ces trois jours. [Qu’il…] il nous a accompagnés à l’attaque du Louvre, où il a montré tout le sang-froid d’un ancien militaire. Nous eûmes à regretter, à cette attaque, la perte de trois de nos camarades de sept qui ne nous sommes pas quittés et dont faisait partie Debugny ; ce sont les nommés Corbeille (lire Corbel, Pierre, Michel), peintre en bâtiments, rue de la Montagne, n° 25, Brasser et Duchemain. » Signé : Nicole, demeurant 2, rue de la Ferronnerie ; Arbin illisible, demeurant 57, rue de la Grande-Truanderie ; Guillemin, demeurant 6, rue de la Calandre ; Basquin ; Deladrene, demeurant 45, rue Saint-Germain-l’Auxerrois ; Huet fils aîné, demeurant 14, quai de la Mégisserie ; Hebert, marchand épicier, demeurant 57, rue Saint-Germain-l’Auxerrois. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il laissait une mère, Verrolle, Marie, Françoise, veuve de Corbel, Jacques, Thomas, Etienne, jardinier, décédé le 21 mars 1816 à Caen (pas trouvée Verrolle sur le Bulletin des lois), née le 17 juin 1769 (mais le 16 juin 1769 in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet) à Caen (Calvados), Les parents s’étaient mariés le 14 février 1792 à Caen ; dans l’acte de mariage, Corbel, Jacques, Thomas, Etienne est indiqué comme le fils de Corbel, Etienne et de La Loe, Marie, Françoise, Elisabeth illisible ; Verrolle, Marie, Françoise est indiquée comme la fille de Verrolle, Pierre, et de Lefranc, Françoise. Elle fut pensionnée (absente sur les listes des journaux), et il lui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes et, sans doute, diverses sommes par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 puisque son apparaît dans la liste nominative du XIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance. Il laissait une fille, Corbel (par erreur Corbeille sur les listes du Constitutionnel), Marie, Appoline, Virginie, Elise, née le 10 octobre 1822 à Evry-sur-Seine (Seine-et-Oise), qui reçut un secours de quatre-vingts francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de cent francs, le 14 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement puis qui fut considérée comme orpheline de Juillet et dont la mère Derbecq, Josèphe, Victoire, Appoline était morte le 30 décembre 1825 à Brunoy (Seine-et-Oise). La fille reçut (sous le nom de Corbel, Marie, Virginie, Appoline, Elisa) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille de l’orpheline était composé de la grand-mère, Drucbert, Marie, Suzanne, demeurant à Brunoy, et de Corbel, Napoléon, peintre en bâtiment, subrogé-tuteur, demeurant à Draveil (Seine-et-Oise) en 1831. En 1831, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de Marie, Virginie, Appoline, Elisa, qu’elle avait été confiée à sa tutrice, la grand-mère, Mme Derbecq (sic et vérifié), âgée de soixante-dix ans, qui vivait du produit d’une école de jeunes enfants qu’elle tenait à Brunoy ; que l’enfant avait été placée par les soins de sa grand-mère, qui ne pouvait l’élever convenablement chez elle, en pension chez Poinssard, demeurant 18, rue des Billettes, à raison de trois cents francs par an ; qu’elle y était nourrie, logée, blanchie, entretenue et y allait à l’école. En 1832, placée dans un établissement public, elle reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau. Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Marie, Appoline, Virginie, Elise fut l’une d’entre eux. Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. En 1838, Marie, Appoline, Virginie, Elise était élève dans la pension Langlais à Montrouge. Il laissait aussi une concubine, Barberoux, Joséphine, avec laquelle il avait vécu cinq années, qui était blanchisseuse, sur laquelle la préfecture de police donna les renseignements suivants : « La demoiselle Barbaroux occupe depuis longtemps un petit logement de cent francs, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève n° 25. Elle est âgée de trente ans environ et exerce l’état de blanchisseuse. On n’a jusqu’à ce jour point à se plaindre de la conduite morale de cette femme. Elle se montre régulière dans ses habitudes et tout entière livrée à son travail, qui paraît suffire à ses besoins, d’ailleurs très bornés. Il n’est point exact que la petite fille issue du mariage légitime de Corbel soit demeurée à la charge de la demoiselle Barbaroux. Cette enfant, âgée de sept ans environ, a été réclamée par sa grand-mère, en résidence à Brunoy (Seine-et-Oise), où elle est maintenant. Les intimités de la demoiselle Barbaroux avec Corbel dataient de quatre ans et demi. » Elle ne put obtenir de pension de veuve, la cohabitation n’ayant pas duré suffisamment. Corbel, Pierre, Michel demeurait à Brunoy (Seine-et-Oise) en 1825 ; 25, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, un petit logement au loyer annuel de cent francs, en 1830 ; sa concubine à la même adresse en 1831 ; sa mère, à Caen (Calvados) en 1831. Le nom de Corbel (P.-M. Corbel) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 16 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 17 ; Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative du XIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 118 (sous le nom de veuve Corbel, née Vérolle, Marie, Françoise), liste nominative du XIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 120, liste nominative des orphelins auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement, p. 111, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement, p. 111, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 32 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 623 n° 8, (ancien) XIIe arrondissement, liste des personnes tuées dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, ou mortes par suite de blessures reçues dans lesdites journées (sous le nom de Corbeil, Pierre, Michel) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (orphelins) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 40-41 ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (deux listes de morts de cet arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/33 relevé des informations prises par la préfecture de police sur les personnes désignées ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) XIIe arrondissement, orphelines des départements et Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (30 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (lettre du 27 novembre 1832 ; année 1833, XIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 XIIe arrondissement ; année 1839 XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Jean dit Badès ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, orphelins et ascendants et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de veuve Corbel, née Vérolle, Marie, Françoise) ; Archives nationales F/1dIII/84 in dossier Bugny, Pierre, Joseph, Raymond ; Archives nationales F/9/1157, dommages de Juillet, objets généraux (1830-1834), état des renseignements demandés à M. le préfet de police sur les dénommées ci-après ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559 dossier (ancien) XIIe arrondissement et aussi un état officiel des orphelins (ancien) XIIe arrondissement et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.