Cordeau, Jacques, François
Biographie
Tambour d’une légion. Blessé de deux coups de sabre, il reçut un secours de quinze francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de quarante francs, le 17 août 1830, un secours de vingt francs, le 4 septembre, un secours de cinquante francs, le 3 novembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 15 janvier 1831, un secours, définitif, de cinquante francs, le 23 janvier 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il demeurait 35, rue Aumaire en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 55 ; Archives de Paris AP VD6 356 n° 5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement. C’est sûrement le même dans Archives nationales F/1dIV/C/12 : Enfant de troupe, né le 9 septembre 1774 à Paris, fils de Cordeau, Jacques et de Mercaux, Marie-Joséphine, entré au service le 23 août 1793, caporal le 23 nivôse an III, sergent le 11 juillet 1807, sorti de la 2e compagnie de sous-officiers et vétérans, sans retraite ni pension le 9 juillet 1816, il fit les campagnes des années II, III, IV, V, VI, VII, VIII, IX, X, XI, XII, XIII et cent jours de l’an XIV, 1806, 1807, 1808, 1809, 1810, 1811, 1812 et 1813 en Espagne, prit un drapeau aux troupes hanovriennes à Bintem et remit ce drapeau au général Vandamme, prit une pièce de campagne au passage du Mincio, sur les hauteurs de San Valegio (Italie), marqué pour la décoration par le général Moncey, prit une pièce de campagne au bout du pont d’Arcolea en Espagne, porté pour une récompense par le général Dupont, commandant en chef. En 1820, il sollicita la décoration de la Légion d’honneur : « […] Ex-sergent au régiment du roi, 1er régiment d’infanterie légère, décoré du Lys, qu’il reçut des mains de S.A.R. Mgr le duc de Berry, supplie Votre Majesté de vouloir bien lui accorder la décoration de la Légion d’honneur, qu’il demande sans pension, récompense dont il ne se croit pas indigne et qui lui fut promise à plusieurs reprises pour prix de ses blessures et de trois actions d’éclat à trois affaires différentes et sous les yeux de ses généraux. Enfant de troupes, né aux Gardes-Françaises, il n’a cessé de servir depuis sa naissance et compte vingt-deux campagnes et trente-cinq ans de services […] pendant lesquels il a toujours mérité l’estime et la confiance de ses chefs […]. Il serait encore au service, ayant été demandé par le général Beurnouville, colonel du 6e régiment d’infanterie de la garde royale pour y être employé en qualité de sergent-major, mais, marié en Italie avec une Napolitaine et les femmes étant exclues des quartiers, il s’est vu forcer, pour ne pas être séparé de sa femme, de renoncer à la carrière qu’il avait toujours suivie […]. » Il était tambour dans la VIe légion de la garde nationale depuis le 1er juin 1816. Il demeurait 224, rue Saint-Martin en 1820.