Cottin, Claude, Santo
Biographie
Né le 27 juillet 1777 ou 1780 (les deux années sont dans ses fiches in Archives nationales F/1dIII/41 ; mais le 27 juillet 1781 in Archives nationales F/1dIII/36 ; le 27 juillet 1780 in Archives nationales F/1dIII/38 A ; le 17 juillet 1781 in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé) à Sémur (Côte-d’Or). Camionneur. Fortement contusionné (mais blessé d’un coup de baïonnette à la cuisse droite in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé), marié et père de deux enfants, il reçut un secours de cinquante francs et un autre de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de quatre cent quatre-vingt-trois francs et cinquante centimes de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de blessures, l’une à la partie externe de la cuisse droite, attribuée à un coup de feu, l’autre au mollet de la jambe gauche attribuée à un coup de balle ; enfin de hernies inguinales attribuées au passage d’une charrette sur le ventre, circonstances qui doivent le faire ranger dans la seconde classe des blessés avec une indemnité pendant deux ans. Puis, le 21 mai 1831, il se ravisa et conclut ainsi : « A présenté des plaies superficielles plus qu’équivoques entretenues par des onguents à la partie postérieure de la cuisse droite et à la partie postérieure de la jambe gauche, circonstance au nommé Cottin un blâme au lieu d’une récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » L’enquête faite ayant constaté que la cause des blessures avait une origine étrangère aux événements de Juillet, la Commission a, dans sa séance du 12 septembre 1831, rejeté la demande de pension. Il est bien indiqué dans Archives nationales F/1dIII/36 (ancien) VIIe arrondissement de Paris, compte des veuves, orphelins, ascendants et blessés pour les mois de septembre et octobre 1831 indemnitaire rejeté, vérifier qu’il n’est pas dans la liste des indemnitaires, même référence ; en tout cas il est dans Archives nationales F/1dIII/82 l’état imprimé comprenant les noms pour le (ancien) VIIe arrondissement, des blessés indemnitaires, p. 12-13. Il signa, avec Goujon, Pierre, Joseph, Eugène, et Bildé, Antoine, un certificat de notoriété en faveur de Eloy, François, comme quoi ils connaissaient ce dernier et savaient qu’il avait combattu le 28 juillet au pont d’Austerlitz et qu’il avait été blessé au pont d’Arcole par l’éclatement de son fusil. Il signa aussi un certificat de notoriété en faveur de Goujon, Pierre, Joseph, Eugène, attestant connaître ce dernier et savoir qu’il avait combattu le 28 juillet sur la place de Grève et y avait été blessé d’un coup de feu reçu au mollet de la jambe droite. Il signa, le 14 octobre 1830 et avec d’autres blessés depuis la maison de convalescence de Saint-Cloud, où ils séjournaient, le certificat suivant en faveur de Goldstein, Albert : « Nous, soussignés, avons l’honneur de recommander à la bienveillante justice de la Commission des récompenses nationales le sieur Goldstein, Albert, qui non seulement a donné des preuves de son patriotisme pendant la révolution mais encore nous a rendu au Constitutionnel des services pour lesquels nous sommes heureux de pouvoir en cette occasion lui donner un témoignage de notre reconnaissance. » Il demeurait 51, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (douze) citoyens rangés conditionnellement parle jury médical dans les blessés pensionnés ou indemnisés et rejetés par la Commission, attendu qu’il a été constaté que leurs blessures étaient le résultat de causes étrangères aux événements de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/41 (deux fiches) ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Eloy, François ; Archives nationales F/1dIII/57 in dossier Goujon, Pierre, Joseph, Eugène ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 12-13 état des blessés indemnitaires ; Archives de la préfecture de police AA 390 in dossier Goldstein, Albert. Est-ce que ce n’est pas lui in Archives de Paris VK3 29, séance du 14 avril 1831, dont, dans sa séance du 14 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, notait dans son procès-verbal que Tonnet (voir Tonnet, Renaud, Olive) devait proposer sa radiation, pour des motifs restés ignorés et sans qu’on puisse juger du fondement de la demande de Tonnet, qui peut n’avoir été que malveillante ou mal fondée.