Cottin, Emmanuel, Robert, Désiré
Biographie
Né à Rouen (Seine-Maritime) vers 1797. Ancien militaire au 4e tirailleur de la garde nationale des Buttes-Chaumont, enrôlé volontaire dans l’armée de la Loire, licencié à Poitiers le 4 août 1815. Ouvrier tailleur. Sergent-major de la garde nationale de Rouen en juillet 1830, il gagna Paris avec les volontaires rouennais sous les ordres du colonel Tocqueville, et fut spécialement « chargé de la feuille de route et par cette circonstance toujours trois heures en avant de la colonne et exposé aux plus graves dangers » ; il resta caserné à l’Ecole militaire jusqu’au 10 août. Il sollicita, le 29 juin 1847 (!), d’obtenir pour ces faits la Croix de Juillet et récidiva le 25 mai 1848, terminant cette fois sa demande par Vive la république ! Il affirmait n’avoir, depuis le mois de mars 1848, jamais raté, dans l’intérêt de l’ordre, une prise d’armes de la 6e compagnie du 3e bataillon de la VIe légion de la garde nationale, à laquelle il appartenait. Il produisit un certificat comme quoi il était resté dans les rangs de sa compagnie en juin 1848. En 1849, la police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Bien représenté sous tous les rapports. Sans ouvrage, il se trouve dans une position malheureuse. » Et en 1851 : « Bien représenté sous tous les rapports. Il est souvent malade et, par suite, sa position n’est pas heureuse. Le pétitionnaire est marié et n’a pas d’enfant à sa charge. » En 1830, il était marié et père de trois enfants, dont l’aîné était âgé de trois ans. Il demeurait rue de la Comédie, maison Delamare à Rouen en 1847 ; 7, rue de la Grande-Friperie à Paris en 1848-1849 ; 50, rue des Acacias à Montmartre, où il était concierge, en 1850-1852 ; 5, rue Saint-Pierre à Montmartre en 1853. Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/9/1155; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147.