Courcier, Amédée, Toussaint
Biographie
Né le 29 novembre 1798 à Paris (mais en septembre 1792 à Passy en Haute-Savoie sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Dans le récit que fit Possien, Edouard, François de sa propre participation aux combats de Juillet, il écrivait avoir, le 29 juillet après la prise de la caserne des Suisses de la rue de Babylone monter « la garde à la mairie du (ancien) XIe arrondissement sous les ordres de M. Coursier, chef du poste en ce temps-là et maintenant capitaine adjudant-major du 3e bataillon, XIe légion […]. » Courcier signa, en qualité de « ex-sous-lieutenant de la grande armée, major provisoire de la XIe légion de la garde nationale », le certificat suivant en faveur de Clouqueur, Jean-Pierre (voir ce nom) : « Je, soussigné, adjudant-major provisoire de la XIe légion, nommé le 30 juillet dernier par la Commission municipale du (ancien) XIe arrondissement, certifie, comme chef du poste de la mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris dans les journées des 29 et 30 juillet dernier, que le même jour, 29 juillet au matin, M. Clouqueur, caporal de grenadiers de l’ancienne XIe légion, demeurant rue du Cherche-Midi, n° 23, revêtu de son uniforme, fut élu par les citoyens chef du poste de la caserne de gendarmerie, rue de Tournon, au moment où cette caserne venait de faire sa soumission ; qu’il y organisa immédiatement un service régulier dans l’intérêt de l’ordre et de la liberté ; qu’il y fit arborer le drapeau tricolore ; que pendant toute cette journée, bien que blessé au pied, il remplit avec un zèle, un courage et une prudence dignes des plus grands éloges les fonctions difficiles qui lui avaient été confiées dans ce poste important, non seulement par sa position relativement aux événements mais aussi parce qu’il renfermait encore un nombre considérable de gendarmes et de chevaux, des armes, des munitions, etc. Enfin, ce ne fut qu’à la nuit que je pus lui adjoindre un sergent, avec lequel il partagea le commandement jusqu’au lendemain 30, à 4 heures de l’après-midi, que le poste fut relevé. » Il apostilla un certificat délivré en faveur d’Introzzi : « J’appuie d’autant plus volontiers le certificat ci-dessus que nommé dès le 30 juillet 1830 adjudant-major de la XIe légion par la commission municipale de l’arrondissement, j’ai été plus à même que tout autre de juger de l’exactitude avec laquelle M. Introzzi a fait son service. » Comme adjudant-major provisoire au 2e bataillon de la XIe légion de la garde nationale de Paris, il certifia comme exacts les faits avancés par Leroy, Jean-François sur sa participation aux combats de Juillet. Il apostilla, le 20 août 1831, ainsi un certificat en faveur de Berthe, Noël : « Je, soussigné, remplissant dès le 28 juillet 1830 l’emploi d’adjudant-major de la XIe légion, certifie exacts les faits relatés dans la demande de M. Berthe relativement aux événements des trois journées, ayant été témoin oculaire de la part active qu’il prit aux événements qui firent triompher la cause nationale. » Il signa, comme adjudant-major du 3e bataillon de la XIe légion, le certificat en faveur de Boudeville, Adolphe : « Les soussignés certifient que M. Adolphe Boudeville est homme d’honneur et qu’il n’a pu signer que par erreur la pièce présentée à M. Plougoulm, se fiant à la délicatesse d’un homme qu’il croyait être son ami. Nous certifions en outre que les services qu’il a rendus dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet sont à notre connaissance et qu’il mérite à tous égards les faveurs d’un gouvernement juste et légal. » En date du 8 août 1830, il avait donné l’ordre écrit suivant à Boudeville et que ce dernier faisait parvenir à la Société des réclamants afin de faire valoir ses droits à la décoration : « Je vais mettre sous les yeux de l’état-major général la note que vous me faites tenir relativement aux hommes campés sous le poste de la barrière d’Enfer. Cédez votre place à ces hommes et veuillez bien, avec votre garde, prendre possession de la barrière du Maine. Nous connaissons trop bien la manière dont se comportent les hommes sous le commandement de M. Boudeville pour les comparer à ceux dont nous venons de parler. » Il signa, le 25 juin 1831, le certificat suivant en faveur de De Caignon, Erasme, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, certifions que le sieur De Caignon, Erasme, docteur en médecine, demeurant rue du Four-Saint-Germain n° 79, s’est conduit en brave et bon citoyen les 27, 28 et 29 juillet dernier (1830). Le 27, ne pouvant avoir de fusil, a offert au nommé Chinardet (décoré) de lui en vendre un à quelque prix que ce soit, ce qu’il a refusé. Le 28 juillet, il s’est rendu au poste de la Manutention pour désarmer le poste, où il faillit être tué. Il a formé les barricades avec plusieurs de nous dans les environs du quartier avec un zèle et une activité admirable et digne du plus grand éloge. Le 29, il s’est rendu, armé, au pont des Arts. Voyant que sa présence était plus nécessaire pour soigner les blessés qui étaient dans une cruelle position et dans un danger imminent, au péril de sa vie, il les a transportés à la Charité. Et chaque fois qu’il en venait chercher il était exposé de nouveau à se faire tuer par les Suisses qui faisaient un feu nourri de ce côté-là. Nous ne pourrons pas assez parler de l’éloge que mérite M. le docteur De Caignon pour la conduite courageuse qu’il a tenue, au péril de sa vie. C’est aussi sous ces rapports que ses concitoyens l’ont nommé capitaine de la garde nationale, pour lui témoigner leur reconnaissance. » Il apostilla ainsi, le 10 août 1831 et comme « capitaine adjudant-major, décoré de la médaille, demeurant 4, rue Mézières », le certificat suivant en faveur de Guilmette, Aimable, Louis : « Je, soussigné, capitaine adjudant-major du 3e bataillon XIe légion, certifie avoir parfaite connaissance des faits énoncés dans la demande de M. Guilmette et ne peut que rendre justice au zèle qu’il a déployé dans les journées de juillet 1830 pour rendre les honneurs de la sépulture aux personnes décédées dans l’arrondissement soit par maladie soit par suite des combats des 27, 28 et 29 juillet. » Il signa, le 8 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Huppe, Denis, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, propriétaires, patentés et habitants de la place Saint-Sulpice et autres lieux du quartier du Luxembourg, certifions et attestons à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Huppe, Denis, peintre en bâtiments, demeurant à Paris, place Saint-Sulpice n° 6, que nous certifions bien et personnellement connaître pour un bon et honnête citoyen, de bonne vie et de bonnes mœurs, époux et père d’une famille nombreuse, a coopéré de tous ses efforts aux succès des trois mémorables et glorieuses journées de juillet 1830, en ne cessant de combattre en faveur des libertés publiques ; notamment rue Saint-Honoré, où il eut un homme tué près de lui et, revêtu de son uniforme (mais cette dernière précision est peut-être rayée dans le manuscrit), il ne quitta pas les attroupements. Le 28, étant l’un des chefs de la masse armée, il s’est emparé du poste des gendarmes près Saint-Sulpice et, après sa reddition, il en est resté chef suprême et l’a garanti de l’incendie. Sorti de ce lieu, à la tête d’un peloton, avoir pourvu à sa sûreté et conservation, il est allé combattre au pont des Arts et faire construire des barricades par le dépavage de plusieurs rues. Le 29, c’est lui qui, à 3 heures du matin, fit sonner le tocsin à Saint-Sulpice et montra partie du manuscrit brûlée sonner. A 5 heures du même jour, habillé en garde national, il s’est placé chef de poste à la caserne des sapeurs-pompiers, rue du Vieux-Colombier n° 15, et réunit vingt-cinq hommes de ses camarades et avec eux maintint sa tranquillité et conserva la caserne et la libre circulation des rues adjacentes. Il y resta pendant trois jours, après lesquels il remit ce poste entre les mains de la garde nationale, et c’est M. le capitaine Ledoux, du corps des sapeurs-pompiers, qui lui abandonna la caserne, où il était resté jusqu’alors, afin que ledit sieur Huppe empêchât l’enlèvement des pompes qui étaient dans la cour et prêtes à servir au besoin. Ce brave citoyen, époux et père d’une nombreuse famille, âgé de quarante ans, ancien chasseur à cheval de la garde impériale et grenadier du 1er bataillon de la XIe légion de la garde nationale, n’a pas craint d’abandonner sa famille pour la cause nationale et n’a demandé ni gratification pécuniaire ni autre récompense, qu’il a si bien méritées. Nous, soussignés, jaloux de rendre hommage à la vérité partie du manuscrit brûlée sieur Huppe un témoignage de notre estime particulière lui avons délivré le présent pour lui valoir et servir au besoin. » Il certifiait avoir vu Huppe à la caserne du Vieux-Colombier « dans la ronde de nos postes que je fus chargé de faire en ma qualité d’adjudant-major de la XIe légion, que m’avait conféré le conseil municipal de cet arrondissement ». Il apostilla, comme « capitaine adjudant-major du 3e bataillon de la XIe légion de la garde nationale » ainsi la demande présentée, en juillet 1831, par Jonasse, pour obtenir une distinction honorifique en raison de la participation qu’il avait prise à la protection du poste de la place Saint-Michel à partir du moment où ce dernier fut attaqué : « Nommé par l’autorité municipale adjudant-major de la XIe légion, le 30 juillet 1830, je certifie véritable les faits énoncés ci-contre. » Il signa, le 2 août 1830, le certificat suivant en faveur de Ludet fils, Jean-Jacques : « Je, soussigné, certifie que M. Ludet fils a passé plusieurs jours et nuits à faire un service très actif et d’un intérêt majeur, que par son zèle il a bien mérité de ses concitoyens. » Et cet autre, le 8 septembre 1831, quand le même essayait de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie avoir vu M. Ludet à la mairie du (ancien) XIe arrondissement le 29 juillet 1830, qu’il était en train de fabriquer des cartouches dans la salle des mariages. » Il apostilla, comme capitaine adjudant-major, ainsi la lettre envoyée, le 16 mai 1831, à la Commission des récompenses nationales par Martinet, Jacques, dit Antoine, qui protestait de n’avoir reçu que la simple médaille en récompense de sa participation aux combats de Juillet : « Je certifie avoir une connaissance exacte des faits énoncés ci-contre, principalement pour Babylone. » Il apostilla ainsi et comme « adjudant-major du 3e bataillon de la XIe légion » la lettre adressée, le 11 mai 1831, par Saint-Martin, Charles, Louis, Joseph, à la Commission des Réclamants, pour faire valoir ses droits à la Croix de Juillet : « Je reconnais sincère et véritable l’exposé ci-dessus et déclare de plus que la modestie de M. Saint-Martin l’a seule empêché de faire valoir plus fortement les droits qu’il a si légitimement gagnés. Il serait à désirer que toutes les décorations qui ont été données l’aient été avec autant de justice et de droits qu’en a M. Saint-Martin, il ne serait venu à la Commission aucune réclamation. » En 1831, il était adjudant-major. Il reçut, comme médaillé, la somme de vingt-cinq francs auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution. Il reçut, en juillet 1835 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de neuf francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet. Sa veuve reçut un secours de soixante francs en 1849, un secours de cent francs en 1850, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Il demeurait 14, rue du Petit-Lion en 1831 ; 2, rue du Petit-Bourbon en 1831 sur les listes de la mairie in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et in Archives nationales F/1dIII/37 ; 4, rue Mézières en 1834-1835 ; 46, rue de Vaugirard en 1836 ; sa veuve, 8, rue Mabillon en 1849 ; 14, rue du Port-Royal en 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 631 n° 1, état nominatif des citoyens décorés de la médaille, auxquels il a été payé une gratification de vingt-cinq francs ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement et correspondance générale, demandes de décorations et médailles dossier de Clouqueur ; Archives de Paris VI1 1, décorés de Juillet, états pour la distribution de gratifications et secours à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, idem 1835, Etat de répartition de la somme de quatre cents francs mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être distribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 46 in dossier Introzzi ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Leroy, Jean-François ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Jonasse ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Martinet, Jacques, dit Antoine ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, minute 21 et suivantes, idem Allocation de secours à 59 décorés, blessés, veuves ou orphelin de Juillet 1830, s’élevant ensemble à la somme de 2.770 francs imputable sur le chapitre 25 bis du budget de l’Intérieur, exercice 1850, courrier en date du 31 octobre 1850, minute 136-138 ; Archives de la préfecture de police AA 372 in dossier Berthe, Noël ; Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Boudeville, Adolphe ; Archives de la préfecture de police AA 379 in dossier Clouqueur, Jean-Pierre ; Archives de la préfecture de police AA 383 in dossier De Caignon, Erasme ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Guilmette, Aimable, Louis ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Huppe, Denis ; Archives de la préfecture de police AA 399 in dossier Ludet fils, Jean-Jacques ; Archives de la préfecture de police AA 408 in dossier Possien, Edouard, François ; Archives de la préfecture de police AA 413 in dossier Saint-Martin, Charles, Louis, Joseph.