Courcier, Jean

Biographie


Entrepreneur de peintures et de vitrerie. En juillet 1830, il eut, selon ses dires, le mérite de « préserver la manutention des vivres de la Guerre menacée d’incendie » et de faire « reprendre les travaux arrêtés par force majeure ». La chronique de l’époque relatait ainsi sa participation aux combats de Juillet : « Parmi les patriotes du noble et antique faubourg Saint-Germain, qu’on peut citer comme ayant pris une part active dans les dernières journées, nous rappellerons les importants services rendus par M. Courcier, vitrier ; ce brave fut l’un des premiers qui organisa un bataillon de la Xe légion ; ardent ami de la liberté, il s’est trouvé partout où était le danger. En récompense d’aussi nobles services, M. Courcier a été nommé adjudant major provisoire dans la XIe légion de la garde nationale de Paris. » Il fut décoré de la médaille de Juillet. Entrepreneur de peintures et de vitrerie, des faillites successives, et notamment celle de Lavaysse entrepreneur de bâtiments, lui firent perdre beaucoup d’argent et le contraignirent, après la révolution de Juillet, à chercher un emploi dans la garde nationale. Dévoué à la nouvelle dynastie, il s’élança à la tête de son bataillon, le 6 juin 1832, rue Aubry-le-Boucher et fut légèrement blessé au cou. Il sollicita un secours en 1835. L’état-major de la garde nationale donna sur lui les renseignements suivants : […] N’a jamais été militaire, doit s’estimer heureux d’avoir obtenu le grade d’adjudant major [à la XIe légion, NDA] en récompense de sa conduite dans les journées de juillet 1830. » La police précisa qu’il n’avait pour vivre que le traitement attaché à son emploi d’adjudant major, qu’il était père de deux enfants et jouissait d’une bonne réputation. Il reçut trois cents francs en 1838, cent soixante-dix francs en 1839, et, en 1840, deux (ou trois) cents francs pour lui permettre de se rendre à Alger où un emploi de commis de 2e classe dans les bureaux de la direction de l’Intérieur lui avait été réservé. Arrivé à Alger il sollicita un nouveau secours afin de payer les frais de transport de ses meubles retenus à Toulon. Il mourut en septembre 1845. Il avait épousé en premières noces Deveria, et, en secondes, la fille d’un ancien officier supérieur élevée à l’Institution de la Légion d’honneur de Saint-Denis. Sa veuve reçut un secours de soixante francs en 1849, de cent francs en 1850 et de cent cinquante francs en 1851. Il demeurait 25, rue Mézières ou 25, rue Cassette (un logement de trois cents francs par an) en 1835 ; 46, rue de Vaugirard en 1836 ; 15, rue Madame en 1837 et 1838 ; 1, impasse Bruce à Alger en 1841 ; sa veuve 14, rue du Fort-Royal en 1850. Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 272, 364 ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis. Il est où in Archives nationales F/1dIII/39 et in Moniteur ?

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.