Crespin, Stanislas, François

Biographie


Né le 20 août 1810 à Paris. Propriétaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. « Retenu pendant six semaines par une maladie survenue à la suite des journées de Juillet », il ne put se présenter immédiatement devant la Commission. Il joignait à sa demande de décoration plusieurs attestations. La première, signée d’Oudard, secrétaire au cabinet du roi : « Je certifie que le 29 juillet, lors de l’attaque contre les troupes qui occupaient le Palais-Royal, M. Stanislas Crespin a été un des premiers à y pénétrer, qu’il s’est immédiatement efforcé d’y établir et d’y faire respecter l’ordre, que, placé à la garde de la caisse, il a contribué à la préserver de toute atteinte, qu’enfin il a mérité qu’il soit rendu le témoignage le plus honorable de sa conduite. » La seconde, signée par Despierre, notaire : « Je déclare avoir vu dans la journée du 29 juillet dernier, M. Stanislas Crespin conduire à la Bourse, en deux fois différentes, trois soldats de l’ex-garde royale qu’il avait pris rue de Richelieu. Je déclare en outre qu’il les protégea de toute violence. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il sollicita une sous-lieutenance, précisant : « Une pension annuelle de mille cinq cents francs, que me fait mon père, me mettra à même de servir convenablement dans la cavalerie » ; le baron Wolff appuya, dans ces termes, sa demande auprès du général Fabvier : « M. Crespin est bien élevé, bon écuyer, jeune, plein de valeur et d’envie de bien faire. Il a payé de sa personne dans les journées de Juillet. Je l’ai connu enfant, il manifestait déjà son goût pour les armées, qui aujourd’hui est devenu une passion. Je dois encore ajouter qu’il a de la fortune et une conduite régulière. Poussez-le donc mon général, faite-le sous-lieutenant, vous ferez une belle œuvre et un grand plaisir à votre bon et dévoué camarade. » Il fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales et affecté dans la cavalerie au 4e dragons. Il demeurait 38, rue Richer en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.

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