Cusat, Claude, Philibert (et aussi Cuzat, Claude, Philibert aux Archives nationales et sur une liste du Constitutionnel)
Biographie
Né le 12 mai 1779 (mais en 1783 in Archives nationales F/1dIII/36) à Moûtiers (Savoie). Ancien militaire, ayant servi pendant seize années, pensionné de trois cents francs, devenu employé aux déménagements. Il combattit dès le 27 juillet. Le 27, il se battit dans la rue Saint-Martin et contribua à désarmer un poste d’infanterie, boulevard du Temple ; le 28, sur la place de Grève ; le 29, au Palais-Royal ; au Carrousel, il fut blessé d’une balle reçue dans le bras gauche et qui lui traversa le bras, et transporté à l’ambulance de la halle aux draps. Le docteur Guillemot s’occupa de lui extraire la balle, qui avait glissé sur l’épaule et était venue se perdre dans les parties charnues du grand dorsal. Il fut transporté à l’hospice Saint-merri. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le nommé Claude Cusat, originaire de la Savoie, employé aux déménagements et ancien militaire, demeurant à Paris rue de la Corroierie n° 15, s’est battu constamment pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier ; que le 27 il a combattu dans la rue Saint-Martin et a désarmé le poste du boulevard du Temple. Le 28, il s’est également battu sur la place de Grève et le 29 au Palais-Royal, où il a été blessé d’une balle à l’épaule et que par son courage et son dévouement il a puissamment contribué à l’heureuse révolution qui a assuré le triomphe de la liberté. » Signé, le 25 août 1830 : Larobe, principal locataire du 15, rue de la Corroierie ; Pitolet ; Bernier ; Nortier ; Guionnet ; Rigaux ; Bachellier ; Cottin ; Yvon aîné ; Pierre. Marié et père de famille, il reçut un secours de cinquante francs en août et un autre de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il était porteur d’un certificat délivré par le docteur Fischer (voir Fischer, Antoney, Lax), et apostillé par Dégenétais (voir Desgenetais, Charles), administrateur, comme quoi il avait soigné depuis le 27 août 1830 jusqu’au 8 septembre à l’ambulance des rues des Pyramides et de Rivoli. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud jusqu’au 13 octobre 1830. En 1831, il dit n’avoir reçu qu’un secours de vingt-cinq francs chaque année et accusait Tommay, membre de la Commission des récompenses nationales du VIIe arrondissement, d’avoir desservi ses intérêts. Il fut admis dans la 3e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et pensionné de trois cents francs. Il fut sans doute pressenti pour être décoré mais ne fut compris, dans les listes du Bulletin des lois. Il est comris dans les listes des blessés qui reçurent une indemnité de six cents francs versés sur deux ans (il est pourtant sur les pensionnés de trois cents francs in Archives nationales F/1dIII/38 mais il est aussis ur l’état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires in Archives nationales F/1dIII/38 A ; il est bien comme indemnitaire in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé) ; il est pourtant bien sur les listes officielles de la Commission des récompenses nationales. Il lui fut accordé (sous le nom de Cusat, Claude) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il est bien indiqué dans Archives nationales F/1dIII/36 (ancien) VIIe arrondissement de Paris, compte des veuves, orphelins, ascendants et blessés pour les mois de septembre et octobre 1831 comme pensionné, vérifier même référence qu’il est bien pensionné ; son nom apparaît pourtant aussi dans la liste des seuls indemnitaires. En 1834, ayant perdu sa place de portier du 23, rue des Petits-Carreaux, par suite de la démolition de la maison, il sollicita des secours. La police donna comme renseignement sur son compte qu’il était dans une « position extrêmement gênée » et qu’on faisait « l’éloge de sa conduite et de sa moralité ». Il reçut, cette année-là, un secours de soixante-quinze francs. En 1835, « dans l’impossibilité de pouvoir entreprendre aucun ouvrage pénible pour soutenir sa femme, d’un âge très avancé », il sollicita un nouveau secours. Le ministère lui répondit qu’étant pensionné sa demande ne pouvait aboutir, aucuns fonds n’étant destinés aux blessés de Juillet, pensionnés. Il retira, le 17 novembre 1836, l’acte de naissance qu’il avait déposé à la Commission des récompenses nationales. Il demeurait 15, rue de la Corroierie en 1826-1831 ; 15, rue Maubuée en 1831 ; 23, rue des Petits-Carreaux pendant neuf mois en 1833 ; 10, rue Marie-Stuart, un logement au loyer annuel de cent francs en 1834 ; 3, rue de la Tabletterie en 1835. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 14 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 15 ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 103 (sous le nom de Cusat, Claude) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 35 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août et curieusement aussi état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de treize citoyens et une rectification), état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/51 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 12-13 état des blessés indemnitaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 3e classe (sous le nom de Cusat, Claude) ; Archives nationales F/9/1155.