Cuspelle

Biographie


Marchand plumassier. Il adressa la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales, afin de faire valoir ses droits à une récompense nationale : « D’après votre arrêté qui admet jusqu’au 10 [décembre 1831, N.D.A.] du courant les réclamations des personnes qui se sont acquises ses droits à des récompenses nationales dans les événements de juillet 1830, le soussigné, marchand plumassier à Lille, et grenadier au 2e bataillon de la garde nationale, à l’honneur de vous exposer que dans la journée où les cuirassiers en garnison à Lille firent des charges contre le peuple, il fut le premier à leur opposer une énergique résistance, qu’il ne cessa d’unir ses efforts à ceux de M. Montigny, aujourd’hui colonel, et de se jeter, au péril de sa vie, au-devant des officiers qui voulaient s’élancer au galop dans les rues voisines de la place, et que deux fois le général Gougeon, alors commandant le département, le ramena lui-même chez lui, fait que peuvent attester M. Noé, commissaire de police, et diverses autres personnes. De plus, le soussigné fut assez heureux pour engager des détachements de la troupe de ligne à rester sur la défensive et même à s’opposer au passage des cuirassiers ; et les jours suivants, lorsque des ouvriers sans travail et des gens malintentionnés voulaient piller des boutiques et des manufactures, il demanda qu’on fît des patrouilles et se mit de la première qui parcourut les quartiers menacés et rétablit le bon ordre. A raison de ces faits bien constatés, le gouvernement de Sa Majesté Louis-Philippe lui avait accordé une demi-bourse pour son fils dans un collège royal ; mais il a dû renoncer à cet avantage parce que sa fortune ne lui permettait pas de payer le supplément de pension et le prix du trousseau. Ces demandes ultérieures n’ayant pu lui faire obtenir la bourse entière pour son fils, il espère de votre bonté, Monsieur le préfet, que vous daignerez appuyer sa demande pour une récompense tout honorifique, d’autant plus qu’ayant été pillé en 1814, au retour des Bourbons, il a dédaigné de réclamer de la ville une indemnité pécuniaire pour des dommages dont elle était responsable. En recommandant sa cause à votre justice il a l’honneur d’être etc. » Archives nationales F/1dIII/81, dossier Nord.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.