Da Costa, Jean, Xavier, Tiburce, Leite

Biographie


Né le 13 octobre 1790 (par exemple dans son acte de baptême dans son dossier à la Légion d’honneur) (parfois en 1797) à Chaves (Portugal), fils de Da Costa, Jean, Joseph, maréchal de camp des armées du Portugal, et de Pinto Da Costa, Marie, Thérèse, Leite, son épouse. Entré dans la Légion portugaise, comme cadet, le 11 avril 1800, nommé caporal le 11 avril 1800, sergent le 2 mai 1800, sous-lieutenant le 25 mars 1805, lieutenant le 11 mars 1808, licencié avec son corps le 29 mars 1814 ; il fit les campagnes d’Allemagne en 1809, sous les ordres de Lannes, de Russie en 1812 et de Prusse en 1813, sous les ordres de Ney. Ses actions d’éclat, blessures et décorations étaient ainsi décrites dans son dossier militaire : « Certifions qu’à l’affaire du 2 mai 1813 à la bataille de Lutzen en Prusse, il a été en tirailleur commandant d’un détachement. Il ne perdit que trois hommes le reste ayant été sauvé par sa valeur et sa conduite ; il a fait sept prisonniers. Il reçut un coup de biscayen froid à la tête dans ladite affaire. Au passage de l’Empereur à Mayence, le 7 novembre 1813, il a été présenté à Sa Majesté par le général Lego, lui décrivant tous ses services. En récompense, la croix de la Légion d’honneur lui a été donnée par Sa Majesté. » Il fut naturalisé français le 8 novembre 1820, lieutenant au 14e régiment d’infanterie de ligne nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 23 avril 1821. En 1822, il est présenté comme ex-lieutenant au régiment d’Hohenlohe (bataillon de soldats étrangers qui servaient sous la Restauration). Il est aussi présenté comme ancien capitaine d’état-major des armées de l’Empire. Il commandait un groupe de combattants, dont Larivé et Fliniaux faisaient partie et qui désarma le poste de gendarmerie du Châtelet, le 28 juillet, et celui du peloton de la garde royale qu’il fit attaquer sur le quai de la Ferraille, selon le certificat de notoriété délivré en leur faveur. Il est cité par le colonel Marchal comme un de ceux qu’il avait commandés et qu’il tenait à présenter « à l’admiration et à la reconnaissance de leurs concitoyens ». Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il présenta, le 30 octobre 1830, une demande au roi pour être nommé chef de bataillon : sa demande était signée par cinquante personnes, dont un député et de nombreux électeurs. Il signa, le 9 décembre 1830, le certificat suivant en faveur de Larivé, Claude, Alexandre, Vincent : « Je, soussigné, Da Costa, capitaine d’état-major de l’ancienne armée, certifie que M. Claude, Alexandre, Vincent Larivé, ancien officier ministériel, demeurant rue de la Vieille-Draperie n° 4, a servi sous mes ordres pendant les trois journées mémorables de Juillet et qu’il a assisté au désarmement du poste de gendarmerie de la place du Châtelet, le 28 juillet, à celui du peloton de la garde royale que j’ai fait attaquer sur le quai de la Ferraille, et qu’il s’est fait remarquer par son courage et son dévouement à la cause de la liberté. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, pour obtenir la croix de Juillet et un avancement dans l’armée. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions pour rendre hommage à la bravoure et à la conduite vraiment héroïque qu’a tenue M. D’Acosta, Jean, Xavier, Tiburce, Leite, capitaine d’infanterie, chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur, qui s’est signalé dans les trois journées mémorables de Juillet par une conduite digne des plus justes éloges et que, dans le quartier de la Cité, rue des Marmousets n° 15, où il habite, il a donné une des premiers l’exemple de dévouement à la patrie, que c’est particulièrement sous son commandement et par l’effet de son courage que plusieurs postes ont été subitement enlevés le 28 juillet entre autres celui de la place du Châtelet, occupé par la gendarmerie, et a désarmé un peloton des gardes royaux venant par le quai de la ferraille. De là, il s’est transporté à l’Hôtel de ville, où il a combattu toute la journée, qu’il a puissamment contribué à empêcher le passage du pont d’Arcole par les troupes du despotisme et a fait en outre sonné le tocsin et qu’il était un des premiers sur le chemin de Rambouillet et qu’enfin sous le rapport des beaux exemples de courage et de dévouement qu’il a donné pour la cause sacrée de la liberté, nous nous faisons un devoir de lui délivrer le présent, conforme à la plus exacte vérité. » Signé, le 12 avril 1831 : Vangersel, demeurant 16, rue de la Vieille-Draperie ; Guichard, demeurant rue de la Vieille-Draperie ; Gosselin, demeurant 13, rue de la Vieille-Draperie ; Perret, demeurant 16, rue de la Vieille-Draperie ; Haunay, L., demeurant 10, rue du Haut-Moulin ; Joret, demeurant rue de la Vieille-Draperie ; Leclerc, demeurant 17, rue de la Juiverie ; Allin, demeurant rue de la Vieille-Draperie ; Lelong, demeurant 5, rue de la Juiverie ; Peugnet, demeurant 13, rue des Marmousets ; Rebourseau (voir ce nom), demeurant 15, rue des Marmousets ; Petit, demeurant rue de la Juiverie ; Greiling, demeurant 33, quai de la Cité ; Pusca, Paul, demeurant quai de la Cité ; Coudret, demeurant 6, place du Châtelet ; Halton, demeurant rue des Marmousets ; Schmits (voir Schmitt, François-Xavier), demeurant 21, rue des Marmousets ; Pinarde, demeurant rue de la Vieille-Draperie ; Josse, demeurant 2, rue de la Vieille-Draperie ; Longcosté, demeurant 8, rue de la Juiverie. Il signa le certificat suivant, en faveur d’Exelmans, Charles, Joachim : « Je soussigné D’Acosta, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine d’infanterie de la Vieille Armée, certifie que monsieur Charles, Joachim, Exelmans (sic), demeurant à Paris, place Beauvau, n° 94, est venu le 28 juillet dernier dans la matinée prendre place comme simple citoyen parmi les combattants qui étaient réunis sous mes ordres afin de repousser l’attaque des troupes de la tyrannie, qu’il a participé avec un courage étonnant à la prise du poste de la gendarmerie de la place du Châtelet et au désarmement d’un peloton de l’ex-garde royale venant par le quai de la Ferraille et que, durant la journée entière il est constamment resté sous mes ordres, a partagé avec moi tous les périls de la place de Grève et qu’enfin il a tenu pendant l’action la plus belle conduite et bravoure. Il a fait preuve d’un noble dévouement patriotique. Je certifie en outre que je l’ai trouvé à Versailles le jour de l’expédition de Rambouillet et qu’il s’est mis sous mes ordres avec ses camarades, dans la seconde division et que je n’ai qu’à me louer de sa conduite. » Dans le dossier que déposa Boyer, Pierre, Nicolas à la Société des Réclamants de la rue Bourg-Labbé, il est fait mention d’une lettre justificative de la conduite du réclamant remise à M. le capitaine Dacosta par le général Dufour. Il signa, le 30 décembre 1830, le certificat suivant en faveur de Collinse, Henry : « Je soussigné, D’acosta (sic), chevalier de la Légion d’honneur, capitaine d’infanterie de la vieille armée, certifie que le sieur Collinse, Henri, demeurant rue de Rivoli n° 50, est venu, le 28 juillet 1830 dans la matinée, prendre place, comme simple citoyen, parmi les combattants qui étaient réunis sous mon commandement, afin de repousser l’attaque des troupes de la tyrannie ; qu’il a participé avec un courage étonnant à la prise du poste de la gendarmerie de la place du Châtelet et au désarmement d’un peloton d’ex-garde royale venant par le quai de la Ferraille et que, durant la journée entière, il est constamment resté sous mes ordres, a partagé avec moi tous les périls de la place de Grève et qu’enfin il a tenu pendant l’action la plus belle conduite et bravoure. Il a fait preuve du plus noble dévouement patriotique. » De la même manière, un certificat signé par Rebourseau (voir ce nom), demeurant 15, rue des Marmousets, Baudry (voir Baudry, Joseph), décoré de Juillet, demeurant 54, rue de la Ferme-des-Mathurins, Bessan, chevalier de la Légion d’honneur, demeurant 15, rue de la Licorne et Piat, demeurant 2, rue Pavée-Saint-Sauveur, attestait ainsi la présence de Collinse, Henry parmi les combattants que dirigeai D’acosta : « Nous, soussignés, certifions que M. Henri Collinse, demeurant à Paris, rue de Rivoli n° 50, s’est trouvé avec nous dans la matinée du 28 juillet, sous le commandement du capitaine D’acosta, chevalier de la Légion d’honneur, à la prise du poste de gendarmerie de la place du Châtelet ainsi qu’au désarmement d’un peloton de l’ex-garde royale et que, sans désemparer, toujours sous le même commandement, il s’est porté avec nous sur la place de Grève où, durant la journée entière, il a soutenu le feu des troupes royalistes (sic). Ce brave Irlandais s’est comporté d’une manière digne d’éloge et qu’il y a acquis des droits à notre reconnaissance nationale. » Il apostilla, sous le nom de D’Acosta, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine au 4e bataillon du 1er régiment d’infanterie de ligne, un certificat délivré en faveur de Lambert, Joseph, précisant : « Je, soussigné, certifie que pour rendre hommage à la conduite honorable et à la bravoure que Lambert, ex-soldat au 52e de ligne a fait preuve pendant tout le combat dans les journées mémorables de Juillet et principalement sous mon commandement à la place de Grève, en témoignage je lui délivre le présent conforme à la vérité. » Il signa, le 20 mars 1831, le certificat suivant en faveur de Moret-Lemoine, Pierre, Prudent, que ce dernier tenta de faire valoir auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, D’Acosta, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine de la Vieille Armée, certifie que le sieur Moret-Lemoyne, Pierre, Prudent (sic), demeurant à Paris, rue du Petit-Lion-Saint-Sauveur n° 19, est venu prendre place parmi nous le 28 juillet dernier et qu’il s’est réuni sous mon commandement afin de repousser les attaques des troupes, qu’il a participé à la prise du poste de la place du Châtelet, ainsi qu’au désarmement de l’ex-garde venant du quai de la Ferraille ; que durant la journée entière il est constamment resté sous mes ordres et a partagé tous les périls de la place de Grève et des rues adjacentes. Enfin il a tenu pendant l’action la plus belle conduite et a fait preuve de dévouement qui lui mérite des témoignages et la reconnaissance nationales. » Il signa, le 14 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Rose, Alexis, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, D’Acosta, chevalier de la Légion d’honneur, capitaine de la vieille armée, certifie que le sieur Rose, le 28 juillet dernier, dès le matin, est venu prendre place parmi les combattants qui s’étaient réunis sous mon commandement afin de repousser les attaques des troupes. Qu’il a participé à la prise du poste de gendarmerie de la place du Châtelet et au désarmement d’un peloton de l’ex-garde royale venant par le quai de la Ferraille ; que durant la journée entière il est resté constamment sous mes ordres, a partagé tous les périls de la place de Grève et des rues adjacentes ; qu’enfin il a tenu pendant l’action la plus belle conduite et a fait preuve d’un noble dévouement, qui lui mérite des témoignages de la reconnaissance nationale. » Il témoigna en faveur de Rousseau, Jacques auprès de la Commission des Réclamants. Le 6 juillet 1831, Valsemey, Pierre, Guillaume fit parvenir une lettre à la Commission des Réclamants, par l’intermédiaire de D’Acosta « faisant partie des bureaux de réclamation pour la décoration spéciale », précisait Valsemey. Il fut affecté en 1831 au 1er régiment d’infanterie de ligne en garnison à Orléans (Loiret). Il demeurait rue d’Auibagne à Marseille en 1822 ; 15, rue des Marmousets en 1831. Histoire populaire de la révolution de juillet, récit des combats qui eurent lieu sous le commandement du colonel Marchal pendant les trois journées, Marchal, Colonel, impr. de Mme de Lacombe (Paris), 1834, p 86-87 (sous le nom de DAcosta) ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Exelmans, Charles, Joachim (sous le seul nom de Da Costa) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fliniaux, Adolphe (sous le seul nom de Da Costa) ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Larivé, Claude, Alexandre, Vincent (sous le seul nom de Da Costa) ; Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Larivé, Claude, Alexandre, Vincent ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Exelmans, Charles, Joachim ; Archives de la préfecture de police AA 379 in dossier Collinse, Henry ; Archives de la préfecture de police AA 382 (sous le nom de dAcosta, Jean, Xavier, Tiburce, Leite) ; Archives de la préfecture de police AA 396 in dossier Lambert, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 404 in dossier Moret-Lemoine, Pierre, Prudent ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Rose, Alexis ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Rousseau, Jacques ; Archives de la préfecture de police AA 416 in dossier Valsemey, Pierre, Guillaume ; base leonore de la Légion d’honneur, LH/598/10.

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