Dally, Eugène, Joseph
Biographie
Né vers 1800. Journalier. Il combattit dès le 27 ; le 28 à la porte Saint-Denis, il reçut, en désarmant un cuirassier, un coup de crosse dans le creux de l’estomac, qui devait lui occasionner de fréquents vomissements ; le 29, il était présent sur le pont Royal, aux prises du Louvre et des Tuileries, poursuivit les Suisses jusqu’à Sèvres puis participa à l’expédition de Rambouillet. Il reçut (sous le nom de Dailly) un secours de dix francs, le 2 août 1830, un secours (sous le nom de Dailly) de dix francs, le 4 août 1830, un secours de trente francs, le 10 septembre 1830, un secours de dix francs, le 29 septembre 1830 (indiqué comme étant le dernier secours) à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Les observations suivantes sont inscrites en face de son nom, sur le registre de la mairie : « A travaillé aux barricades et est malade. Est allé à Rambouillet. » Il alla ensuite se faire soigner chez sa mère, qui résidait à Ecouen, du 9 août au 20 septembre et fut, pendant cette période, porté sur les listes des morts. Sa femme, qui n’avait donc sans doute pas été prévenue de son départ, toucha cent francs comme présumée veuve, sur les listes du Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. A son retour, il était trop tard pour réclamer devant la Commission des récompenses nationales et il ne toucha que cinquante francs à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 183. En 1831, il sollicita en vain la croix de Juillet ; il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il reçut un secours de quarante francs en 1849, à titre de combattant de Juillet et sans doute un autre secours en 1850, un secours de quarante francs en 1852, aussi à titre de combattant de Juillet. Il demeurait 171, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1830 ; 224, même rue en 1831 ; 12, rue des Gardes à La Chapelle en 1849 ; 21, rue de Chartres ou 26, rue Cavé à La Chapelle en 1850 ; 19, passage Fauvette à La Chapelle en 1852. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 70 (sous le nom de Dailly, Eugène, Joseph) ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Dailly, Eugène, Joseph) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109 (sous le nom de Dailly, Eugène), idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147 (sous le nom de Dailly, Eugène), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 (sous le nom de Dailly, Eugène). Il y a un Dailly, Eugène, né vers 1801 à Hauteville (Pas-de-Calais), demeurant 20, rue Marcadet à La Chapelle-Saint-Denis en 1848, journalier, marié et père de deux enfants, détenu pour raison politique en 1832 in Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 3e catégorie, indemnités.