Datry, François
Biographie
Né le 6 janvier 1809 à Damvillers (Meuse). Militaire durant sept années, limonadier en 1848. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, sans qu’on connaisse la nature de sa requête, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il joignait en effet à sa demande le certificat suivant : « Les soussignés, locataires de la maison n° 13, rue Lévêque, et les habitants du quartier certifient que la conduite du citoyen Datry, François, ancien militaire, a été pendant les journées des 22, 23 et 24 février, celle d’un bon et courageux patriote ; qu’il a contribué, par tous les moyens possibles, au renversement de l’infâme gouvernement de Louis-Philippe et que, depuis, il n’a cessé de concourir au rétablissement de l’ordre et à l’affermissement de la république, pour laquelle il avait déjà combattu dans les journées de juillet 1830. Ils croient faire acte de justice, en contribuant à faire connaître les droits qu’un honnête homme, père de famille, peut avoir à la reconnaissance publique. » Signé, le 1er mai 1848 : Noiron, marchand de vin, demeurant 11, rue de Lévêque ; Masquillier, épicier, demeurant 13, rue l’Evêque ; Tournemal, concierge ; Baudet, demeurant 30, rue du Moulin ; Boutaric (voir Boutaric, Joseph), demeurant 4, rue de Lévêque ; Besnard, demeurant 15, rue de Lévêque ; Vandervelden, limonadier, demeurant 3, rue de Lévêque (le même Vandervelden, chasseur (sans doute) à la IVe légion, qui signe un certificat, le 3 mars 1848, en faveur de Boutaric, Joseph, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février) ; Noguez, demeurant 24, rue des Moulins, qui précisait : « Je, soussigné, certifie que le nommé Datry est un brave et courageux citoyen, connu par moi depuis vingt ans, qui a été employé chez moi pendant plusieurs années » ; Perrier (voir sans doute Périer, Jean, André, Napoléon ?), décoré de Juillet et combattant de Février, qui ajoutait avoir vu Datry, le 24 février, à la barricade de la rue Saint-Honoré, en face de celle des Bons-Enfants ; Gallot, employé au timbre et décoré de Juillet (lequel est-ce ?), qui ajoutait avoir vu Datry, le 24 février, à la barricade de la rue des Bons-Enfants, « combattant pour la liberté » ; Castets, marchand de..., demeurant 11, rue de Lévêque (toutes ces signatures sont à rapprocher de celles en faveur de Boutaric, Joseph voir ce nom). Il fut proposé par la Commission pour un emploi de gardien de la paix à Paris. Il était marié et père de deux enfants, de trois et sept ans, en 1848. Il demeurait 13, rue de Lévêque puis à Saint-Louis (Algérie) en 1848. Archives de la préfecture de police AA 382.