Daubanton, Jean-Jacques, Martin
Biographie
Né (sous le nom de Dobanton, Jean-Jacques, Martin sur son acte de naissance) le 4 juillet 1792 (mais le 5 juillet 1792 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien le 4 juillet 1792 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Prémont (Aisne), fils de Dobanton, Pierre, Joseph, mulquinier, et de Caplet, Marie, Anne, Joseph son épouse. Menuisier ébéniste. Il fut blessé d’un coup de feu reçu au bras et à l’avant-bras droit, le 29 juillet dans la rue de Rohan. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud à partir du 26 novembre 1830, pour, selon un certificat médical délivré par l’établissement, « y être traité des suites d’une blessure par arme à feu à l’avant-bras et au bras du côté droit de la partie supérieure du bord cubital de l’avant-bras au milieu du pli du bras en fracturant le cubitus et du plis du bras par un canal sous-cutané à la partie inférieure et interne du bras et de ce point par un autre canal plus profond vers la partie moyenne et postérieure du membre, fracture consolidée mas avec déformation de l’avant-bras, rétractation de plusieurs doigts et cicatrices avec brides, et qu’il en est sorti le 6 décembre, guéri de la blessure mais éprouvant encore de la difficulté dans les mouvements ». Il reçut un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 11 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Bedier, Eloi, Adrien, ébéniste, demeurant 23, rue Traversière-Saint-Antoine ; Macheret, Jean, Isidore (sic), ébéniste, demeurant 25, rue Traversière-Saint-Antoine (sic) ; Pinet, Jean, ébéniste, demeurant 172, rue Saint-Antoine. Ils attestèrent connaître parfaitement Dobanton, Jean-Jacques, Martin (sic) et « savoir qu’il a été blessé le 29 juillet 1830 au coin de la rue de Rohan près le Palais-Royal ». De la même manière, le 11 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent : Pinet, Jean, ébéniste, demeurant 172, rue Saint-Antoine ; Macheray, Jean, Isidore (sic), ébéniste, demeurant 35, rue Traversière-Saint-Antoine (sic). Ils attestèrent connaître parfaitement Daubanton, Jean-Jacques, Martin (sic) et « savoir qu’il est sans fortune et qu’il n’avait pour exister, lui et sa femme, que le produit de son travail » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Daubanton, Jean-Jacques). Admis dans la 6e classe des blessés, il fut pensionné de six cents francs (sous le nom de Dobanton, Jean-Jacques, Martin sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives de Paris VD3 1-2). Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le 18 juillet 1831, il fut compris dans la liste des quarante-huit décorés de la croix ou de la médaille de Juillet, désignés par le sort pour représenter le (ancien) VIIIe arrondissement aux cérémonies du premier anniversaire de la révolution. En 1833, il était adjudant sous-officier à l’hôtel des Invalides, y demeurant. Il était membre, du côté maternel, du conseil de famille des orphelins Bareau (voir ce nom), Louis, Marie et Victoire, Eugénie, comme ami. Il avait épousé Guibert le 30 décembre 1830 à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement de Paris. Sa veuve reçut un secours en 1850, un secours de cinquante francs en 1851 et en 1852, à titre de veuve d’un médaillé de Juillet. Il demeurait 172, rue du Faubourg-Saint-Antoine (par erreur 172, rue de Charenton in Archives nationales F/1dIII/36) en 1830-1831 ; sa veuve, 65, rue Saint-Antoine en 1850-1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le nom de Dobanton) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 (sous le nom de Dobanton) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 47 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, p. 65 (sous le nom de Daubanton), liste nominative des blessés de la VIe classe auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIIIe arrondissement p. 106 (sous le nom de Dobanton), lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Le Moniteur universel, 20 juillet 1831 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 6e classe) ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des décorés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 559 n° 1 in dossier Bareau ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension sous le nom de Dobanton, Jean-Jacques, Martin) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Daubanton, Jean-Jacques mais peut-être Martin) ; Archives nationales F/1dIII/53 (sous le nom de Dobanton) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 6e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109 (sous le nom de veuve Daubenton, Jean-Jacques, Martin), idem rapport du 3 septembre 1850, Allocation de secours s’élevant ensemble à 12.610 francs à 218 décorés ou blessés de juillet, 25 veuves de décorés et 1 ascendant de blessé de Juillet, minutes 129-134 (sous le nom de veuve Daubenton), idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199 (sous le nom de veuve Daubenton, Jean-Jacques), idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852. Il y a dans Archives nationales F/1dIII/39 lettre au ministre de l’Intérieur, en date du 20 juillet 1831, une lettre de Daubanton, demeurant 17 ou 19, rue d’Anjou, qui demande, au nom des médaillés, que ceux-ci puissent suspendre leur médaille « à un ruban pareil à celui de la croix de Juillet ». Est-ce le même ?