Decourty, Julien, Constant
Biographie
Né le 7 mars 1811 à Versailles (Yvelines), fils de Decourty, Philippe, journalier ou menuisier, et de Renard, Anne, son épouse. Menuisier. Il fut atteint d’un coup de feu dans le ventre, le 28 juillet, place de Grève près du pont d’Arcole. Transporté à l’Hôtel-Dieu, il y mourut trois heures plus tard. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Le 17 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, comparurent : Legey, Armand, Numa, ingénieur mécanicien, demeurant 44, rue de l’Université ; Laurent, François, Antoine, artiste peintre, demeurant 8, rue de Beaune ; Lefebure, Antoine, Maximilien, tapissier, demeurant 8, rue de Beaune. Ils attestèrent que Decourty, Julien, Constant « a été blessé le 28 juillet place de Grève près le pont d’Arcole d’un coup de feu dans le ventre, a été de suite transporté à l’Hôtel-Dieu et y est mort trois heures après, le 28 juillet 1830 ». Son père (né aussi à Versailles) était décédé le 15 juin 1813 à Versailles. Sa mère (née aussi à Versailles) était décédée le 23 janvier 1826 à Paris. Il laissait une grand-mère, Blanchard, Marie, Françoise, veuve Renard, Julien, née le 7 avril 1747 à Fontainebleau (Seine-et-Marne) (elle-même fille de Blanchard, Jacques, Henry et de Deschateaux, Anne, son épouse). Alors âgée de quatre-vingt-quatre ans, elle présenta un certificat, signé en date du 12 mars 1831 par des habitants patentés de Versailles, pour attester qu’elle avait perdu en son petit-fils « son plus fort soutien, que par la perte qu’elle en a faite elle a perdu tous moyens d’existence et est réduite par conséquent à l’indigence ; et estimons que cette infortunée grand-mère est digne tant par ses vertus civiques, sa probité et son âge avancé de la bienfaisance de la Commission des récompenses nationales » Elle fut pensionnée de trois cents francs et il lui fut sans doute accordé une rente perpétuelle de cinquante francs par la Commission de la souscription nationale selon Archives de Paris VD6 559 n° 1. Blanchard, Marie, Françoise et Renard, Julien, maître tourneur, s’étaient mariés le 11 juillet 1774 à Versailles ; sur l’acte de mariage Renard, Julien est indiqué comme le fils de Renard, Chrysante, Alexis, laboureur, et de feue Mareté, Elisabeth ; Blanchard, Marie, Françoise est indiquée comme cuisinière. Renard, Julien devait mourir le 15 juillet 1816 à son domicile, 51, rue de l’Orangeraie à Versailles ; sur son acte de décès il est indiqué comme âgé de soixante-dix ans et né à Favrolles (Eure-et-Loir). En avril 1832, elle donnait procuration à sa petite-fille, Decourty, Marie, Julienne pour retirer en son nom, auprès du (ancien) Xe arrondissement les arrérages de la rente. Le nom de Decourty (J. Decourty) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Il demeurait 39, rue Saint-Honoré à Versailles en 1813 ; 10, avenue de Breteuil en 1826-1830 ; sa grand-mère, 7, rue du Bel-Air à Versailles en 1832. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 299 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 13 ; Archives de Paris DM13 1, préfecture de la Seine, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) IXe arrondissement ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, Etat nominatif des ascendants dont les bulletins individuels ont été remis le 10 octobre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, une feuille volante avec la liste des ascendants du Xe arrondissement, idem mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels, idem dossiers individuels, idem Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/74 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 81, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.