Delisle, André, Pinguet
Biographie
Né vers 1780 à Nantes (Loire-Atlantique). Commis. Il s’illustra au Louvre et aux Tuileries. En septembre 1830, il sollicita du préfet de police, d’être employé dans la salubrité. Sa lettre était accompagnée de deux apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Le sieur Delisle a combattu sous mes yeux dans la journée du 29 juillet. Il était à la prise des Tuileries, où il s’est parfaitement comporté. Si ces titres lui donnent droit à la bienveillance de M. le préfet pour l’emploi qu’il sollicite, j’ose croire qu’il en est digne et qu’il peut le mériter. » Signé, le 12 septembre 1830 : Carel (voir Carel, Eustache, Auguste), commandant le Louvre. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Je recommande avec le plus vif intérêt à la bienveillance de M. le préfet de police le pétitionnaire, comme un bon patriote et un homme probe et intelligent. » Signé Lecomte (de Joigny) (voir Lecomte de Joigny, Louis, André). Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet et une place dans la salubrité. Boussaton (à rapprocher de Boussatonfouilloux ?, Etienne), demeurant rue de Bourgogne, la dernière maison à gauche, était cité comme témoin de l’activité de Delisle. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 18, rue de Miromesnil en juillet 1830 ; 28, rue Verte en 1831. Archives de la préfecture de police AA 384.