Delmas, Adolphe, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 23 juillet 1802 à Limoges (Haute-Vienne). Rentier. Dans la sollicitation qu’il fit d’une récompense honorifique, il joignait deux certificats. Le premier, signé de Carel (voir Carel, Eustache, Auguste), major commandant des Tuileries, le 10 août 1830 et ainsi rédigé : « Le major commandant des Tuileries, les 29, 30 et 31 juillet, certifie que le nommé Adolphe Delmas de Limoges était du nombre des volontaires nationaux qui se sont conduits d’une manière digne de tous éloges, non seulement pour la bravoure et l’intrépidité qu’ils ont montrées mais encore pour la probité dont ils ont fait preuve en conservant les objets précieux qui se trouvaient dans le château au moment où il a été envahi. » Le deuxième était signé de Legras (voir Legras, Louis ?), le 11 août 1830, et ainsi rédigé : « Je, soussigné, ex-capitaine faisant les fonctions d’officier d’état-major, certifie que dans la matinée du 29 juillet dernier, chargé d’une mission pour les villages de Saint-Mandé et Saint-Maur par le colonel Zimmer, major de la place de Paris, je fus assailli à mon passage dans le faubourg Saint-Antoine par une troupe nombreuse et armée et qu’au moment où sans égards à mes protestations et à l’exhibition des ordres dont j’étais le porteur, j’allais être massacré, M. Adolphe Delmas, de Limoges, parvint, au péril de sa vie, à se faire jour jusqu’à moi et que, par son intrépidité autant que par ses courageuses allocutions, il parvint, en répondant de moi sur sa tête, à m’enlever au péril imminent qui me menaçait et m’assura ainsi les moyens d’accomplir la mission dont j’étais chargé. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Une note dans son dossier est ainsi rédigée : « Les faits énoncés dans les deux certificats produits par le sieur Delmas à l’appui d’une demande de Légion d’honneur ne constatent pas qu’il ait pris une part bien active aux combats livrés le 27, 28 et 29 juillet. La Commission doit donc, avant de faire aucune proposition en faveur du pétitionnaire, l’interroger soigneusement sur l’attaque des Tuileries, où il paraîtrait seulement s’être trouvé. Toutefois on recherche vainement dans les faits relatés par le sieur Delmas une action assez importante pour obtenir une distinction toute spéciale et la Commission appréciera justement le mérite des services rendus par ce citoyen en lui décernant la médaille. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 99, rue du Faubourg-Poissonnière en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement.