Deloin, Georges

Biographie


Teneur de livres et géomètre. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IVe arrondissement), sise rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Le 26 août 1831, il répondait ainsi à une convocation de la Commission des Réclamants : « […] Etranger à Paris, où j’y suis depuis dix-huit mois avec une femme et un enfant, sans état et sans emploi, sollicitant sans succès depuis plus d’un an, je me trouve dans une position fort malheureuse, qui me met dans le but de vous réclamer des secours que j’ai le plus pressant besoin et dont l’association est l’objet. J’espère que ma position ne sera pas toujours aussi critique et que, dans des circonstances plus heureuses, je pourrai contribuer à mon tour à secourir mes camarades des trois journées. » Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, moi Bufnois illisible, alors marchand de vin, rue de Grenelle-Saint-Honoré n° 63, déclare et certifie avoir fourni, le mardi 27 juillet dernier, à M. Deloin un fusil et quelques cartouches, duquel il a fait un très bon usage en combattant contre les Suisses dans la rue Montmartre et contre la garde royale dans la rue Saint-Honoré, place du Palais-Royal. » Signé, le 20 janvier 1831 : Bufnois. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, moi Philippon, sous-officier en retraite, maintenant tambour à la IIIe légion et concierge rue Montorgueil n° 35, ayant combattu dans les journées de juillet dernier sous les ordres du capitaine Bacheville, comme je le prouverais à la Commission des récompenses nationales par mes certificats. Je certifie pour rendre hommage à la vérité que le sieur Deloin a combattu avec nous dans la rue Saint-Honoré et sur la place du Palais-Royal. » Signé, le 20 janvier 1831 : Philippon. Suivait l’apostille suivante : « Je, soussigné, Blanc, Claude, Alexis, sergent à la garde municipale de Paris, atteste les faits énoncés ci-dessus, s’y étant trouvé lui-même. » Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, voltigeur au 3e bataillon de la VIe légion de la garde nationale de Paris, demeurant rue Bourg-Labbé, n° 52, atteste, pour rendre hommage à la vérité, avoir vu le sieur Delon, ancien militaire, parcourir la rue Montmartre près la rue du Jour, ayant des armes et munitions, et réuni à d’autres braves, disposés au combat. Je l’ai également rencontré, les armes en main, dans la rue Saint-Honoré près les Tuileries le 29 juillet passé. » Signé, le 20 janvier 1831 : manque le nom dans le manuscrit, détérioré. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, comme régulateur d’affaires commerciales, certifie que j’ai vu M. Deloin montrer durant les journées de Juillet le plus grand zèle et les meilleurs sentiments pour la cause nationale. Je l’ai vu prendre part sur divers points aux actions qui ont eu lieu, et notamment dans la rue Saint-Honoré, près les Tuileries, le 29 juillet, où il a combattu à côté de moi. Je lui ai délivré le présent certificat, pour rendre hommage à la vérité et lui servir au besoin. » Signé, le 21 janvier 1831 : Rouge, J., blessé et inscrit à la mairie du (ancien) IVe arrondissement pour les récompenses nationales. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, César Bazat, chef de la mécanique du journal le Temps, rue Richelieu n° 92, je certifie que le sieur Deloin a combattu avec moi dans la rue Montmartre et rue Saint-Honoré pendant les journées de juillet dernier. » Signé, le 21 janvier 1831 : Bazat, César. Le sixième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, chef de la comptabilité des Messageries du commerce, entreprise Armand Lecomte et cie, atteste, pour rendre hommage à la vérité, que le 28 juillet, dans la rue Montesquieu, j’ai distribué des cartouches à diverses personnes et notamment à M. Deloin, qui était animé des meilleures dispositions. Je déclare en outre que le 30 du même mois je l’ai rencontré, en traversant le passage Colbert, avec trois autres personnes armées, dispersant cinq ou six individus qui, sous le prétexte de chercher des armes, voulaient enfoncer le magasin d’un orfèvre, situé au numéro 46. » Signé, le 21 janvier 1831 : Boyer. Le septième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, moi Dufélix, maître bottier, demeurant rue du Jour, n° 2, certifie que le 29 juillet dernier le sieur Deloin a combattu avec moi dans la rue Saint-Honoré et que le 30 du même mois nous avons été de garde ensemble au journal du Courrier français que l’on menaçait de briser les presses mécaniques. » Signé, le 24 janvier 1831 : Dufélix. Il demeurait 19, rue du Jour en juillet 1830 ; 17, rue de Chartres en 1831. Archives de la préfecture de police AA 384.

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