Delomel, Jean-Baptiste, Isidore

Biographie


Né le 1er juin 1797 à Paris (mais dans la commune de Montmartre, futur arrondissement parisien, dans le reçu quil signe in Archives de Paris VK3 39). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut la médaille de Juillet (par erreur sous le nom de Delhomel, Jean-Baptiste, Isidore sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel, et sur celles de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) auprès de l’arrondissement de Saint-Denis. Sa médaille lui fut délivrée le 25 juin 1831 (il signe le reçu du nom de Delomel). On trouve dans un certificat que Boisseau, Jacques, Clément produisit devant la nouvelle Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de février, le témoignage de la présence de Delomel, dans une manifestation sitôt après la révolution de Juillet. Ce certificat était ainsi rédigé : « Le soussignés, ouvriers selliers, carrossiers, menuisiers, charrons, forgerons et serruriers en voitures, demeurant tous à Paris, tant en leur noms qu’aux noms de leurs camarades dont ils étaient commissaires, certifient que M. Clément, Jacques Boisseau, ancien notaire, demeurant à Paris, rue Chantereine n° 42, s’est présenté, le dimanche 15 août 1830, accompagné du sieur Alexandre Milon (voir Milon, Alexandre, fils aîné), ouvrier menuisier, à notre réunion à Montmartre, maison de la Boule-Noire, en face la barrière des Martyrs. Que M. Boisseau, seul, par son attitude, ses discours et sa franchise a gagné notre confiance, établi l’ordre parmi nous et a calmé les esprits échauffés. Qu’après la résolution prise par l’assemblée d’aller porter au roi la pétition qui contenait nos demandes, M. Boisseau nous en exposa l’inopportunité, en appela à notre amour pour le prince (il savait déjà comme toujours tromper, note de Boisseau mais en 1848 !!) et nous détourna de cette idée. C’est alors qu’il fut résolu d’aller à la préfecture de police, marche qui a eu lieu dans le plus grand ordre et avec le plus grand calme, par les soins de M. Boisseau. Qu’au moment de partir, deux officiers de la garde nationale de Montmartre, M. Borginet (de Grenoble) capitaine, et Delomel, lieutenant, vinrent au nom de la commune, inquiète, s’informer de l’objet de notre réunion. M. Boisseau tranquillisa ces messieurs, les engagea à nous accompagner avec lui, ce qu’ils acceptèrent. Quelques observations s’élevèrent dans le sein de notre assemblée sur la présence de ces messieurs mais M. Boisseau fit sentir que la vue de leurs uniformes à notre tête serait un moyen de tranquilliser les habitants de Paris sur un rassemblement aussi considérable (deux mille ouvriers environ). Nous nous plaisons à délivrer le présent certificat à M. Boisseau, comme une preuve de notre admiration de sa belle conduite dans toute cette affaire et de notre reconnaissance pour tous les soins qu’il a donné à nos intérêts, le dimanche 15 août et le lundi 16. Nous avons reconnu dans M. Boisseau l’homme vraiment conciliant, l’ami de l’ordre, en un mot de bon citoyen, et nous certifions encore que c’est à sa voix que l’assemblée s’est dissoute à Montmartre au retour de la préfecture. » Signé à Paris, le 21 septembre 1830 : Florence, demeurant 10, rue des Martyrs ; Rioudé, demeurant 5, passage Navarin dans la rue Saint-Lazare ; Chanu, demeurant 33, rue Bleue ; Roy, demeurant 104, rue Saint-Lazare ; Bleau, demeurant 103, rue Saint-Lazare ; Barré, demeurant 13, rue Cadet ; Guilmm sic, sans adresse. En 1831, il était contrôleur des contributions directes. En 1842, il était receveur municipal spécial à Montmartre. Il serait lieutenant de la garde nationale de Montmartre en 1830 ? selon Archives de la préfecture de police AA 373. Il demeurait à Montmartre en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VK3 39, département de la Seine, arrondissement de Saint-Denis, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, idem Récompenses nationales, remise des brevets de la médaille de Juillet ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Saint-Denis (on trouve aussi ces mêmes listes deux fois in Archives de Paris VK3 39) ; Archives de la préfecture de police AA 373 in dossier Boisseau, Jacques, Clément ; Almanach royal et national pour lan 1842 présenté à Sa Majesté et aux princes et princesses de la famille royale, Paris, chez Guyot et Scribe, 37, rue Neuve-des-Petits-Champs, 1842, p. 914.

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