Desfourneaux, Jean-Charles, François
Biographie
Cordonnier. Il reçut un secours de trois francs le 2 août 1830, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le 12 octobre 1830, il fit parvenir la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales : « […] S’étant empressé de prendre les armes dans la grande semaine de juillet dernier, pour la défense de la liberté, il a été vaillamment en combattre les ennemis, successivement le lundi aux premiers troubles en face de l’église Saint-Roch, le mardi sur les omnibus place du Palais-Royal, le mercredi à la Grève et le jeudi sur le boulevard des Capucines à l’hôtel du ministère des Affaires étrangères, où le général Gerard, à son retour des Tuileries, s’est également trouvé et d’où l’exposant a aussi coopéré à conduire chez M. Laffitte les chevaux des gendarmes dont on s’était emparé à l’hôtel de ce ministère. Desfourneaux, dans ces différentes affaires, a donné des preuves de son intelligence, de son patriotisme et de son dévouement à la défense des libertés publiques. Il a sollicité la faveur d’être appelé à participer aux récompenses nationales pécuniaires accordées aux citoyens ayant combattu dans ces journées glorieuses auxquelles il se croit quelque droit sous le double rapport de son état d’indigence et de la perte des journées de son travail, qui est son seul moyen d’existence, mais sa demande ayant été rejetée sous le prétexte qu’il n’avait reçu aucune blessure, Desfourneaux ose en appeler de cette décision à votre justice impartiale et mieux éclairée, vous suppliant, Messieurs, de daigner lui accorder quelques secours, qu’il a la conscience d’avoir mérités. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il était père de deux enfants en bas âge en 1830. Il demeurait 30, rue du Faubourg-Saint-Honoré, hôtel du Retiro en 1830. Archives de Paris VK3 43 ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 4, idem liasse n° 5, une liste de blessés qui reçurent un secours.