Despocq, Pierre, Charles
Biographie
Né le 10 octobre 1805 à Villiers-en-Dieu (Haute-Marne). Cordonnier. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet, la lettre suivante à la Commission : « La pensée de m’adresser à vous n’est pas la mienne. Je n’admets pas que, pour avoir fait acte de républicain, avoir détesté et combattu toute sa vie le despotisme et la corruption, on ait droit à des récompenses. C’est uniquement dans la noble satisfaction d’avoir rempli son devoir que l’on doit trouver son bonheur. Mais, citoyens, ma femme, mes jeunes enfants, mon vieux père, bientôt octogénaire, ont été l’objet des sollicitudes de mes amis, témoins de ma conduite et de mes efforts pour le triomphe de la sainte cause. Ils m’ont forcé à venir vous dire qu’en 1830, 1832, 1834, seules époques des stériles et par cela même des héroïques efforts des vrais républicains, je me suis trouvé au milieu de tous les dangers, de toutes les attaques dirigées contre les ennemis du peuple […]. Je ne parle pas de ma coopération au triomphe de février 1848. Trente-six heures aux barricades de la Douane et des Marais, élevées par mes soins, défendues par notre attitude, les secours et les encouragements donnés à mes illisible du quartier sont les seules manifestations qu’il me soit possible de rappeler. Pendant trente-quatre ans, depuis sa sortie des armées républicaines, mon vieux père a travaillé dans les forêts nationales de la Haute-Marne. Une place de garde à cheval dans ces propriétés serait le but de l’ambition que de cruelles nécessités ont inspirée à ma famille et dont je suis aujourd’hui partie du manuscrit brûlée. Si nos vœux étaient exaucés, nous continuerions à servir le gouvernement de notre prédilection sur le lieu-même où nous avons tant contribué à en partie du manuscrit brûlée l’idée et notre présence dans l’heureuse condition que la République partie du manuscrit brûlée aurait à ma famille serait un puissant encouragement à la servir, car on est peu enclin à l’accuser d’ingratitude. » Sa lettre était apostillée par Picot Gueraud, demeurant 3, rue de la Douane ; Dartin illisible, fils, demeurant 3, rue de la Douane ; Tailleur, demeurant 3, rue de la Douane ; Martin, demeurant 3, rue de la Douane ; James illisible, demeurant 8, rue Saint-Claude ; Marjolet. Il fut recommandé par la Commission pour une place de garde forestier ou pour une place de maître bottier dans un régiment et pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié, père de deux enfants et soutien de son père âgé de soixante-dix ans en 1848. Il demeurait 3, rue de la Douane en 1848. Archives de la préfecture de police AA 384.