Deville, Jean-Baptiste, Marie
Biographie
Né le 7 avril 1799 à Paris. Ancien élève d’un lycée impérial, par décret du 3 octobre 1807, puis sous-officier d’artillerie à cheval, licencié le 1er septembre 1815, devenu professeur d’armes, il totalisait vingt-cinq années de service. Il fut blessé en juillet 1830. Il était caporal dans la garde municipale en 1831. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il sollicitait un grade d’officier dans la gendarmerie en province. Il fut recommandé par la Commission pour une sous-lieutenance dans la gendarmerie en province. Il participa à la répression de l’émeute de juin 1848 et eut sa femme tuée sur le palier de son logement et tout cassé à son domicile « par des balles » ; il soutint le feu à la barricade de l’Hôtel-Dieu. En novembre 1848, il s’enquit de savoir s’il n’avait pas été oublié, comme déjà il l’avait été pour la Légion d’honneur « voir le Constitutionnel du 14 septembre 1848, précisait-il (à consulter). Le 23 août 1850, il sollicita la remise des pièces qu’il avait confiées à cette Commission et en obtint le retrait. Les pièces qu’il avait confiées à la Commission consistaient en : sa nomination de l’Empereur (sic) ; deux certificats de juillet 1830 ; deux certificats de février 1848 ; un certificat de juin 1848 ; un certificat du général vicomte Cirlet ; deux certificats du commissaire de police ; deux certificats du général Pajol ; un certificat de l’intendant général baron Joinville, prouvant son arrestation arbitraire pendant cinquante et un jours en mars 1835 par le maréchal Mortier. Il demeurait 2, rue du Marché-Neuf en 1848-1850. Archives de la préfecture de police AA 385 (aussi sous le nom de Devillé, Jean-Baptiste, Marie).