Deville, Jean, Joseph, Louis, Auguste
Biographie
Né à Arles en 1797, fils du botaniste, Loiseleur-Deslongchamps, Jean, Louis, Auguste et de sa première femme, Deville, Balidide, Barthélemie. Reçu médecin le 4 février 1828 ou le 23 février 1828 (par erreur le 9 juillet 1838 in Archives de Paris VD4 11 pièce 3173) à la faculté de Paris. Chirurgien, aide-major au 2e bataillon de la IXe légion de la garde nationale. On trouve dans son dossier de présentation pour la décoration de la Légion d’honneur des informations qui peuvent laisser à penser qu’il aurait participé à la révolution de Juillet. En effet, le maire du (ancien) IXe arrondissement, Pocquet, faisait, à son égard, la recommandation suivante : « Maire du (ancien) IXe arrondissement, j’ai hâte de joindre mes pressantes sollicitations à celles de MM. les membres de la Commission sanitaire du quartier de l’Hôtel de ville. Témoin de la conduite courageuse de cet excellent citoyen (Jean, Joseph, Louis, Auguste Deville), en juillet 1830 et juin 1832, témoin de son courage et de son zèle pendant la durée de l’épidémie, c’est moins une grâce qu’une justice que je réclame pour lui. Le (ancien) IXe arrondissement est celui de tous qui a le plus souffert du choléra ; le seul quartier de l’Hôtel de ville (rue de la Mortellerie) a perdu cinq cent trente et une personnes sur une population de douze mille âmes. La Commission de ce quartier, jour et nuit en permanence, a lutté contre le fléau, a lutté contre la démoralisation d’une population décimée, et de cette Commission qui a rendu tant de services, M. Deville était, comme secrétaire-rapporteur, chargé de tout le travail. C’est à ce titre qu’il a publié la statistique du choléra dans le (ancien) IXe arrondissement, ouvrage accueilli par l’Académie de médecine avec la plus grande distinction et dont M. le préfet de police a fait demander plusieurs exemplaires. Aussi, quels titres n’ont-ils pas acquis à la reconnaissance publique ces citoyens dévoués ? et lorsqu’unanimement, lorsqu’avec empressement ils viennent demander la décoration de la Légion d’honneur pour l’un d’entre eux, quel espoir de succès ne doit-on pas avoir d’une recommandation si honorable, si justement méritée et à laquelle s’associent de si grand cœur le maire et les adjoints du (ancien) IXe arrondissement ? Nous apprenons que M. Deville a, le premier en Europe, fait connaître le choléra morbus, qu’il avait étudié dans l’Inde et qu’il est auteur de plusieurs ouvrages sur les épidémies, qui ont été recueillis par les journaux de médecine. Enfin, la Commission centrale de salubrité, sur la demande de M. le ministre du Commerce et des Travaux publics, a porté à l’unanimité M. le docteur Deville comme devant obtenir la croix de la Légion d’honneur. » Deville fut fait chevalier de la Légion d’honneur, par ordonnance rendue le 5 juin 1834. Il demeurait 30, rue Geoffroy-Lasnier en 1833-1843 ; 10, rue Neuve-Saint-Paul en 1854. Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833, idem pièce 3164 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1838, idem pièce 3166 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1843, idem pièce 3173 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1854 (sous les noms de Deville-Loiseleur-Delongchamp, Jean, Joseph, Louis, Auguste, deux fois de Deville-Loiseleur-Deslongchamp, et enfin de Deville-Loiseleur-de Longchamps) ; Archives nationales F/1dIV/D/14.