Digot, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 23 juin 1792 (mais le 23 juillet 1793 dans son certificat de bonne conduite délivré par la division militaire de Metz) à Moncontour (Côtes-du-Nord). Ancien hussard au régiment de la Moselle, depuis le 6 novembre 1813, et sans doute jusqu’au 31 décembre 1822, devenu garçon cocher d’omnibus. Il fut contusionné à l’épaule gauche par la chute d’un arbre le 28 juillet sur le boulevard Montmartre et soigné à l’ambulance de la rue des Pyramides du 9 au 31 août 1830. Il participa à l’expédition de Rambouillet. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, médecin de l’ambulance des Pyramides, certifie que le nommé Digot a été traité à l’ambulance pour une violente contusion à l’épaule gauche, laquelle le met encore aujourd’hui dans l’impossibilité de se servir de son bras. » Signé, le 9 décembre 1830 : Martinet. Il reçut un secours de quarante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un total de deux cent quatre-vingt-trois francs et trente centimes de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. En décembre 1830, Gabriel Delessert, maire de la commune de Passy, écrivait à son sujet à la Commission des récompenses nationales : « Tous les renseignements que j’ai fait prendre, selon vos désirs, […] n’ont produit autre chose sinon qu’il se promène le bras en écharpe et qu’il assure ne pouvoir travailler. Les voisins paraissent surpris de le voir aussi longtemps en convalescence et semblent croire qu’il s’y mêle un peu de goût de fainéantise. Cet homme a reçu en diverses fois cent cinquante francs de la mairie de Passy, sans compter les cent soixante-cinq francs que la commission de secours lui a fait remettre. » Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 7 avril 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir éprouvé une contusion à l’épaule gauche, par suite de la chute d’un arbre sur cette partie, contusion dont il ne reste aucune trace, qui n’a produit aucune infirmité et qui ne saurait donner droit à aucune récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il demeurait 9, barrière Longchamp, chez M. Dumé ou Dumay, marchand de vin et traiteur en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 19 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 21 ; Archives de Paris VK3 43 (sous le nom de Digau, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/53. Voir sans doute Guigo, Jean-Baptiste ?