Dompmartin, François, Aimé, Désiré
Biographie
Né vers 1791 à Louhans (Seine-et-Loire). Attaché au commissaire de police du quartier de la porte Saint-Denis. Il donna des secours aux blessés et participa à la construction des barricades. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales, cette dernière lui faisant valoir que sa demande était posée trop tardivement (22 avril 1831). Il déposa, le 6 août 1831, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, attestons à qui il appartiendra que le sieur Dompmartin, attaché au commissariat de police du quartier de la porte Saint-Denis (ancien) VIe arrondissement, est resté seul au bureau dudit quartier pendant les jours et les nuits des 27, 28 et 29 juillet dernier et que l’on doit à son courage comme à sa prudence la conservation du bureau, qui était menacé d’être incendié par des garçons boulangers, à la tête desquels était un nommé Blavoz, ennemi juré de l’ex-commissaire de police, Lacoste, et que ce Blavoz s’est présenté, à différentes fois, dans l’intervalle de ces deux jours, avec l’intention de se venger d’une manière ou d’une autre des injustices qu’il prétendait avoir éprouvées de la police. Certifions en outre avoir vu le sieur Dompmartin donner lui-même des secours aux malheureuses victimes qui tombèrent blessées sous la mitraille de la porte Saint-Denis, comme aussi de s’inquiéter de faire porter le brancard à recevoir les blessés partout où besoin en a été. » Signé, le 1er septembre 1830 : Guitté, concierge et passe sonnette ? du quartier Saint-Denis ; Enouf, limonadier, demeurant 29, rue Neuve-Saint-Denis ; Michaux, tapissier, demeurant 374, rue Saint-Denis ; Grotet ou Grostet ou Grottet, principal clerc, demeurant 374, rue Saint-Denis ; Plissonier, facteur de pianos, demeurant 374, rue Saint-Denis. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, moi Joseph, Christophe Altmayer, ancien militaire, demeurant rue Saint-Martin n° 169, signalé aux autorités de Paris comme ayant donné preuve de dévouement à la conquête de nos libertés dans les mémorables journées de juillet dernier, certifie à qui il appartiendra que j’ai remarqué avec plaisir le courage et l’empressement que le sieur Dompmartin, inspecteur de police, attaché au commissariat de police du quartier de la porte Saint-Denis (ancien) VIe arrondissement, a montré, en bravant le danger en passant sous la mitraille pour m’aider à transporter à l’Hôtel-Dieu le nommé Michel, mon camarade, tombé à mes pieds, blessé d’une balle, près la porte Saint-Denis, et nous Pierre, Marie, Prudent Heuzet, ancien militaire demeurant boulevard Poissonnière n° 6, Louis, Honoré Gentien, demeurant faubourg Saint-Martin n° 63, et Louis, Anatole Clerc, professeur, demeurant rue Saint-Denis n° 12, attestons avoir vu à la porte Saint-Denis le sieur Dompmartin travailler aux barricades conjointement avec nous ainsi que dans la rue du Ponceaux et que sous le feu des gardes royaux, comme après leur retraite, il n’a cessé de prodiguer des soins et des secours aux blessés. C’est avec la plus grande satisfaction que nous offrons ici nos témoignages sincères en faveur d’un citoyen qui s’est montré avec courage et bravoure. » Signé, le 7 janvier 1831 : Altmayer, Joseph, Christophe, demeurant 169, rue Saint-Martin ; Heuzet, Pierre, Marie, Prudent, demeurant 6, boulevard Poissonnière ; Gentien, Louis, Honoré, demeurant 63, faubourg Saint-Martin ; Clerc, Louis, Anatole, professeur, demeurant 12, rue Saint-Denis. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme fortuné. Il demeurait 12, rue de la Contrescarpe en 1831. Archives de la préfecture de police AA 385.