Dommain, Jacques, François
Biographie
Né le 13 mai 1785 à Juillac (Corrèze), fils de Dommain, Pierre et de Petit, Marguerite, son épouse. Maréchal-ferrant. Il fut atteint, le 28 juillet vers 16 heures 30, dans la rue Saint-Martin, d’une balle qui le tua sur le coup. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le 1er mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, comparurent : Galécy, Joseph, maréchal ferrant, demeurant 277, rue Saint-Martin ; Robert, Louis, bijoutier, demeurant 277, rue Saint-Martin ; Louchet, Jean, Charles, employé, demeurant 275, rue Saint-Martin. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Dommain, Jacques, François et « qu’ils l’ont vu le 28 juillet dernier se battre pour la cause de la liberté et qu’il a été atteint d’un coup de fusil, lequel lui a donné la mort sur-le-champ ». Le 2 mars 1831 les mêmes comparants devant le même juge de paix attestèrent qu’ils connaissaient parfaitement Lefèvre, Jeanne et qu’ils savaient parfaitement « que depuis plus de quinze ans ladite demoiselle Lefèvre vivait avec le sieur Jacques, François Dommain, l’une des victimes des trois journées de Juillet et que de leur union sont issus onze enfants, dont deux sont encore existants ». Il laissait une concubine, Lefèvre, Jeanne, née le 22 octobre 1791 à Grandcourt (Luxembourg), couturière ou ouvrière en cols, avec laquelle il vivait depuis plus de quinze ans. Elle reçut (sous le nom de Domain) un secours de cent francs sur les listes du Constitutionnel en septembre 1830. Elle reçut un secours de vingt francs, le 19 août 1830, un secours de vingt francs (Payé à la dame Lefevre, mère naturelle), le 31 août, un secours de soixante francs, le 15 octobre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 27 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 14 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 16 mai 1831, un secours de soixante francs, le 4 juin 1831, un secours de vingt francs, le 1er juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quatre-vingts francs, le 2 septembre 1831 (Sur les deux cent cinquante francs dus à son enfant, est-il annoté en face de son nom), un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée de cinq cents francs et il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Elle mourut vers 1832. Il laissait aussi un fils Dommain, Jean-Baptiste, né le 7 septembre 1820 à Paris, qui fut pensionné et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; et un autre fils, Lefèvre, Honoré, Adolphe, né posthume, le 2 décembre 1830, mais que la Commission ne voulut pas reconnaître car « rien ne prouvait, dans le cas de concubinage, que l’enfant posthume fût des œuvres du décédé ». Le conseil de famille de Jean-Baptiste était composé de la mère et de Lhuillier, Nicolas, marchand de vins, subrogé-tuteur, demeurant 29, rue du Temple en 1831. Jean-Baptiste fut placé dans la pension de Scribe, 11, boulevard du Temple et reçut trois cents francs pour ses frais de trousseau en 1831. En 1832, son bulletin individuel de surveillance notait sur son compte qu’il paraissait avoir de bons moyens « fort doux, assez travailleur, a quelques dispositions mais cet enfant est trop souvent dérangé par sa mère, qui vient le chercher et le garde à coucher malgré le règlement de la pension. J’adresserai à ce sujet quelques observations à sa mère, que les renseignements fournis par la Commission nous ont dépeinte comme peu digne de confiance sous le rapport de la conduite ». Et aussi : « Montre de l’intelligence, a fait de grands progrès, surtout en orthographe, caractère soumis et tranquille. […] C’est celui des orphelins placés dans cette pension qui paraît avoir le plus de moyens. » Et enfin : « Très bon sujet, travailleur et aimant et cherchant toujours à s’instruire. Paraît avoir des dispositions à l’étude du latin. » En 1835-1836, destiné à être élève en pharmacie, il était en apprentissage dans une pharmacie. Dommain laissait aussi un père, Dommain, Pierre, né le 2 août 1761 à Juillac, veuf de Petit, Marguerite, qui fut pensionné (son nom est absent les listes du Bulletin des lois mais il est bien in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831), et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 7 août 1782 à Excideuil (Dordogne) ; sur l’acte de mariage, Dommain, Pierre est indiqué comme le fils naturel et légitime (sic) de feu Dommain, Pierre, voiturier, et par erreur de Cournaric, Françoise (qui était en fait sa grand-mère) au lieu de Sauvanet, Anne son épouse (bien de Dommain, Pierre, voiturier, et de Sauvanet, Anne son épouse dans son acte de naissance) ; Petit, Marguerite est indiquée comme la fille de feu Petit, Pierre, boucher, et de feue Rudeuil, Jeanne. Petit, Marguerite mourut le 29 septembre 1818 à Juillac (Corrèze) ; dans son acte de décès, elle est indiquée comme la fille de Petit, Jean (sic). Dommain, Jacques, François demeurait 277, rue Saint-Martin en 1830 ; sa veuve, 9, rue Bailly en novembre 1830-avril 1831 ; 16, rue de Viarmes en 1831 ; 8, rue Royale en août 1831 sur les listes de la mairie ; 8, rue Guérin-Boisseau en 1832 ; son père, à Juillac en 1831. Le nom de Dommain (J.-F. Dommain) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 47, p. 85 pour la veuve ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, liste nominative des orphelins, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 100-101 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste nominative des orphelins (où son nom est rayé de la liste) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Relevé nominatif des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 par suite de coups de feu, et idem Répertoire alphabétique des personnes décédées pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Dommain, Baptiste, Jacques, François), idem Liste des veuves par suite des journées de juillet 1830, idem Liste nominative des orphelins, idem Etat nominatif des enfants au-dessus de sept ans des citoyens tués en juillet 1830, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (veuves, orphelins au-dessus de sept ans, ascendants), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des veuves ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) VIe arrondissement, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (30 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, commission municipale du VIe arrondissement, état des orphelins de Juillet adoptés par l’Etat […] et qui […] ont droit à un trousseau de 300 francs. Ledit état contenant les orphelins sur le sort desquels il a été statué par la commission du VIe arrondissement jusque et y compris le 3 février 1831 ; année 1833, VIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 VIe arrondissement ; année 1839 VIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/52 ; Archives nationales F/1dIII/53 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, veuves, orphelins et ascendants ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIe arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 81, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.