Donnet, Hilaire

Biographie


Né le 4 mars 1800 au Mans (Sarthe). Débitant de tabac. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, deux secours de soixante francs en 1851, un secours de soixante francs en 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 7, rue des Deux-Portes en 1831 ; 28 bis, rue d’Angoulême en 1849 ; 38, rue d’Angoulême au Marais en 1851 ; 15, rue des Trois-Bornes en 1853. Nous empruntons au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier de Maitron la notice biographique le concernant, et ainsi rédigée : « Né le 4 mars 1800 (et non en 1834) à Moncé-sur-Belin (Sarthe) ; vérificateur de bâtiments ; domicilié à Paris, 3 rue Ramponneau (XXe arr.) ; communard. Marié et père de trois enfants, Hilaire Donnet avait servi dans l’armée et avait obtenu le grade de sergent-major ; libéré en 1826, il était devenu vérificateur de bâtiments, il fut décoré de la médaille de Juillet 1830 pour son aide à soigner les blessés durant les Trois Glorieuses (les 27, 28 et 29 juillet 1830) et obtint la concession d’un bureau de tabac qu’il vendit en 1835 pour reprendre son métier dans le bâtiment. En 1858, il fut mêlé à un incident entre un logeur et deux militaires et, prenant le parti du logeur, il requit un sergent de police pour faire arrêter un passant vindicatif qui s’en prenait au logeur et il fut condamné par le tribunal correctionnel de Paris à 3 mois de prison pour usurpation de fonctions publiques. Pendant le Siège de Paris, il fut élu capitaine de la 4e compagnie du 1er bataillon des Vétérans de la Garde nationale, sa compagnie était chargée essentiellement de l’approvisionnement en pain. Pendant la Commune, il fut élu capitaine puis commandant du 17e bataillon fédéré, le bataillon fut rattaché à la 20e légion et dissout le 17 avril et reformé sous le n° 272. Donnet ne fut pas réélu. Il prétendit avoir démissionné et avoir été arrêté comme réfractaire. Le 9e conseil de guerre le condamna par contumace, le 30 décembre 1872, à la déportation dans une enceinte fortifiée, puis le 3e conseil de guerre l’acquitta en jugement contradictoire, le 14 juillet 1873. Il mourut le 18 février 1876 à Paris (XIXe arr.). » La notice donne les sources biographiques suivantes : « Sources : Arch. Min. Guerre, 3e conseil GR 8 J 39 (1005), GR 8 J 286 (678) et Ly 46. Arch. PPo., listes de contumaces. Arch. Paris, V4E 5135 (334). Gazette des tribunaux, 23 janvier 1858 [lire sans doute 1859, N.D.A.]. » Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82, état des personnes résidant dans l’étendue du (ancien) IXe arrondissement de Paris, qui ont obtenu la médaille de Juillet et auxquelles, à l’occasion des trois journées de Juillet, il a été accordé une somme de vingt-cinq francs ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40 et suivantes, idem minute 45, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de 1851 (secours à divers titres), minutes 153-155 ; Gazette des tribunaux, 21 janvier 1859, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853.

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