Donnet, Jean, Nicolas
Biographie
Né le 30 janvier 1786 à Paris. Ancien loueur de voitures. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet, le 17 juillet 1848, à cette Commission, la lettre suivante : « En 1830, j’ai été blessé en combattant, d’un coup de sabre à la main et de deux coups de feu à la hanche et à la jambe, à l’attaque du Palais-National [lire Palais-Royal, N.D.A.]. Ces faits sont constatés par un certificat de plusieurs personnes et notamment et notamment du citoyen Pinel (voir Pinel de Granchamp), décoré de Juillet, frère du docteur médecin de ce nom, habitant de partie du manuscrit brûlée, lesquels certificats sont déposés dans les bureaux de la mairie de partie du manuscrit brûlée, à l’appui d’une demande que j’avais formée en 1836 ou 1837, d’une place de commissaire ordonnateur des pompes funèbres. En 1848, j’ai pris de nouveau les armes pour reconquérir nos libertés, et, le 24 février, vers les 9 heures du matin, j’accompagnais le citoyen Bourgeois, demeurant à Paris, rue Saint-Honoré partie du manuscrit brûlée, sous-lieutenant dans la 2e compagnie du 2e bataillon de la Ire légion, lorsqu’il parlementait avec la ligne et les chasseurs à cheval rangés en bataille sur le boulevard des Capucines, en face des jardins du ministère des Affaires étrangères et puis encore le même officier lorsqu’après le départ de ladite troupe nous nous sommes emparé dudit ministère. Le citoyen Bernard, Desessarts, Hauduc, officiers dans la même partie du manuscrit brûlée, Locq et Dumoulard, ouvriers forgerons, Delanp et Leblond, autres partie du manuscrit brûlée et trois ou quatre gardes nationaux dont les noms me sont inconnus, C’est moi qui ai aidé à faire la courte échelle audit sieur partie du manuscrit brûlée. Lorsqu’après s’être opposés à la dévastation et à l’incendie de partie du manuscrit brûlée il s’est empressé de poser des factionnaires partie du manuscrit brûlée de hauteur du sol, ces mots Respect aux blessés et Ambulance avec la craie qu’il avait eue chez le marchand de vin Huvey, rue Basse-du-Rempart n° 54. Le lendemain 25, j’étais également avec lui et d’autres citoyens lorsque nous avons fait tous nos efforts pour calmer une foule armée et irritée, qui croyait que l’hôtel recelait des armes et qui voulait bouleverser tout ce qu’il contenait. Depuis cette époque et pendant six jours et six nuits consécutifs, j’ai fait partie des volontaires que ledit citoyen avait organisés au ministère des Affaires étrangères. D’après cette conduite, je crois avoir bien mérité de la patrie et avoir coopéré activement à la conservation de nos archives diplomatiques. En considération de ces services et comme père de famille, je viens vous prier de me faire accorder une place de concierge dans un des monuments publics. » Sa lettre était revêtue des signatures de : Bourgeois, avocat, capitaine de la 8e compagnie du 1er bataillon de la IIe légion de la garde nationale, ancien sous-lieutenant à la 2e compagnie du 2e bataillon de la Ire légion de la garde nationale, qui certifiait les faits, consignés d’ailleurs dans un rapport qu’il avait fait à Bastide, ministre des Affaires étrangères, après le licenciement des volontaires, licenciement opéré d’après les ordres du ministre ; Hetzel, chef de cabinet au ministère des Affaires étrangères, qui appuyait, au nom du ministre, la demande du pétitionnaire. Donnet fut proposé par la Commission pour une place de concierge dans une propriété nationale. Il était marié et père d’un enfant en 1848. Il demeurait 44, rue Basse-du-Rempart en 1848. Archives de la préfecture de police AA 385.