Drouot, Jean
Biographie
Le 31 octobre 1830, il adressait la lettre suivante au roi : « Daignez permettre à Drouot, Jean, ex-sergent-major de l’ex-7e régiment d’infanterie légère, licencié en exécution de l’ordonnance du 3 août 1815, ayant fait les campagnes des ans 1805 en Autriche, 1806 et 1807 Prusse et Pologne, 1809 en Autriche et 1812 en Russie, couvert d’honorables blessures, le 30 juillet 1812 ayant pris deux pièces de canon à l’ennemi, avec M. Manginot adjudant-major et Chupin mon collègue, nous fûmes portés tous les trois pour la décoration de cette conquête ; un instant après, je fus blessé par un biscayen qui me traversa la jambe droite et après j’eus le malheur de succomber entre les mains d’une ennemi furieux et sous le mauvais traitement des hommes cruels et sans pitié. Je ne fus rendu à ma chère patrie que le 30 mars 1815. N’ayant ni retraite ni pension, père de trois enfants en bas âge et quoique dans une position difficile, il n’a pas hésité de faire le dernier sacrifice pour paraître dans les rangs de la garde nationale, en uniforme, où il est adjudant sous-officier à Villejuif. Désirant porter ostensiblement le signe de la valeur, qu’il a obtenu au prix de sa valeurs en divers endroits et de son sang, il vient avec confiance, Sire, s’adresser à vous comme père de tous bons Français, pour vous prier de lui faire accorder l’autorisation de porter ce signe chéri . Sa reconnaissance etc. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Sceaux. Il demeurait à Villejuif en 1830. Archives de Paris VK3 43 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 15 novembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales. Il n’y a a priori aucun rapport avec les combattants de Juillet…