Dubief, Charles
Biographie
Né le 15 octobre 1795 à Huningen (Haut-Rhin). Ancien officier de l’Empire. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il se présentait comme ancien officier, aide de camp de Chabert en 1830, retraité en 1848. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, ancien officier de l’armée, ayant combattu dans les journée de juillet 1830, certifie qu’il est à ma connaissance que M. Dubief, alors officier en réforme, a combattu vaillamment à l’attaque du Louvre, les 28er 29 juillet même année. » Signé, le 30 août 1830 : Jourdan Lafortinière (ortho approximative à rechercher sur Internet), demeurant 9, rue d’Amboise ; suivaient les signatures suivantes, comme certifiant aussi les faits : Reverchon, demeurant 9, rue Saint-Nicolas-d’Antin ; ...maire. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie qu’il est de notoriété publique que le citoyen Dubief, Charles, ancien officier, a travaillé dès le 23 février aux barricades formant la rue Laffitte en face Notre-Dame-de-Lorette et à celle barrant la rue Notre-Dame-de-Lorette, derrière l’église. Je certifie en outre que le citoyen Dubief a pris part aux principales affaires qui ont eu lieu le 24 février. » Signé, le 15 mars 1848 : colonel De Suarez (illisible), demeurant 20, rue Saint-Lazare. Il sollicita un secours, le 7 août 1848 ; il était alors « dans la plus grande gêne », ses moyens d’existence ayant consisté dans la fondation et la participation à la direction et à la rédaction d’une publication relative aux explorations qu’il avait faites en Amérique, et tous les engagements et souscriptions étant restés sans exécution par les résultats de la révolution. Il sollicita l’emploi de d’agent ou officier de surveillance dans le personnel de garde du château de Saint-Cloud, emploi qui, affirmait-il, lui avait été promis, le 27 février, à l’Hôtel de ville par les citoyens Ledru-Rollin et Marrast ; il précisait que son parent le sieur Char... avait concierge ou surveillant chef de cette propriété, sous la première république et le Consulat. Il rappelait aussi qu’il avait participé à l’établissement des barricades dans les soirée et nuit du 23 févier et combattu dans la journée du 24 février, et participé à la prise des Tuileries ; sa demande était appuyée par Delbosc, lieutenant de la garde nationale. Il fut recommandé par la Commission pour un emploi d’officier surveillant dans un des châteaux du domaine national. Il était sous-officier dans la IIe légion de la garde nationale en 1848. Il était célibataire en 1848. Il demeurait 34, rue de la Grange-aux-Belles (mais aussi 15, rue des Fontaines-Molière, dans une lettre qu’il adresse à la Commission) en 1848. Archives de la préfecture de police AA 386.